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Après les critiques d'Aubry, Macron refuse les “petites polémiques”

Emmanuel Macron refuse d'entretenir la polémique avec Martine Aubry.
Emmanuel Macron refuse d'entretenir la polémique avec Martine Aubry.

Le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, s'est dit jeudi pas intéressé par "les petites polémiques", après les virulentes critiques lancées à son encontre par la maire socialiste de Lille, Martine Aubry, à propos du statut des fonctionnaires.

Par AFP

M. Macron avait estimé que ce statut ne serait "plus adéquat" et "plus justifiable", cité vendredi par des médias français. "Il y a trois choses qui rythment ma vie aujourd'hui", a-t-il souligné devant des journalistes français à Londres. "La première c'est l'action que je mène au gouvernement (...). C'est chaque jour, de réformer, de pousser des idées nouvelles, de conduire des réformes et de les faire appliquer sur le terrain, dans le détail". La deuxième de ses priorités, "c'est la pédagogie".

"Le temps est au rassemblement, il est à choisir les bons combats"


"Il faut mener de façon extrêmement apaisée et au fond les débats, et tous les débats méritent d'être menés, et je crois que c'est aussi la philosophie que porte la gauche dans son histoire, de pouvoir mener les débats de manière apaisée", a jugé M. Macron. "Et ma troisième priorité, c'est l'unité et le rassemblement. (...) Il faut savoir quels sont les vrais enjeux et quel est l'ennemi. Le risque politique aujourd'hui en France, ce sont des élections régionales qui peuvent faire triompher le Front National", a prévenu le ministre, pour qui "le temps est au rassemblement, il est à choisir les bons combats" parmi lesquels il a distingué la nécessité "de continuer les réformes".

"Les autres petites polémiques ne m'intéressent pas", a conclu M. Macron, sans citer le nom de Mme Aubry ni celui d'autres personnalités critiques. Mercredi, la maire de Lille avait tiré à boulets rouges sur M. Macron, non membre du PS et choisi en août 2014 par le président François Hollande en partie pour son profil atypique de banquier d'affaires. "Macron... Comment vous dire ? Ras-le-bol ! Ras-le-bol, voilà!", avait lancé Mme Aubry. "Je supporte de moins en moins à la fois l'arrogance et une ignorance de ce que vivent les gens aujourd'hui", s'était exclamée l'ex-numéro deux du gouvernement Jospin, interrogée sur M. Macron. Interrogé sur ces propos mercredi, M. Hollande, visiblement agacé, avait simplement répondu que "parfois le silence est d'or".

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