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Revue de presse : Martine Aubry “tire à vue sur le chouchou du président”

Martine Aubry, à la une des pages politique des journaux ce jeudi.
Martine Aubry, à la une des pages politique des journaux ce jeudi.

La maire de Lille Martine Aubry "tire à vue sur le chouchou du président",Emmanuel Macron, en signifiant "son ras-le-bol" et met ainsi "les pieds dans le plat socialiste", estime jeudi la presse française.

Par AFP

"Championne du franc-parler ou reine des menteuses, peut-être les deux à la fois, Martine Aubry a mis les pieds dans le plat socialiste hier à Lille en vomissant son trop-plein de Macron", analyse Jean-Louis Hervois (Charente Libre). Par son "ras-le-bol", Aubry "renvoie sans se faire prier le freluquet rtt-phobe faire ses gammes au ministère".

Pour Alain Dusart dans l'Est Républicain, la maire de Lille "tire à vue sur le chouchou du président". Mais, là où "les Français se sentaient
en confiance avec un Bérégovoy...un quart de siècle plus tard, la majorité en charpie dans l'opinion mise sur un gendre idéal et libéral résolument trop... +ignorant+ pour la "Ma Dalton du PS
".  

"Se dédouaner par avance d'une défaite de la gauche aux régionales"

"La sortie de sa réserve nordiste (...) témoigne de la ligne de fracture au sein d'un PS qui part à vau-l'eau", juge Stéphane Siret (Paris-Normandie).
"On pourra toujours reprocher à Martine Aubry son manque de courage en n'allant pas croiser le fer en décembre dans le Nord et d'être restée
hors champs quand le gouvernement lui tendait les bras, elle surfe aujourd'hui sur l'anti-macronisme. Une manière pour elle de rester dans le jeu et de se mettre en perspective
", poursuit-il.

Dans la Montagne, Bruno Mège abonde dans ce sens: "depuis 2012, Aubry n'en est pas à son premier +coup de gueule+  en public ou en coulisses  en forme de rappel des +vraies valeurs+ de la gauche. Et jusqu'ici, elle a surtout donné l'impression de s'aventurer au bord du Rubicon pour se contenter d'y pêcher à la ligne".

Avec ses propos sans langue de bois "la maire de Lille cherche à se dédouaner par avance d'une défaite de la gauche aux régionales", écrit Philippe Martinat dans le Parisien. Enfin, pour Hervé Favre dans la Voix du Nord le "ras-le-bol" d'Aubry est le fruit des propos du ministre de l'Economie "sur la +fausse idée+ des 35 heures devant un MEDEF aux anges". Et de conclure qu'"Emmanuel Macron, pour les aubrystes et les +frondeurs du PS+, c'est la tête de turc idéal pour remettre en cause plus largement la politique économique de François Hollande".

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