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Attentats de Bruxelles : une Française survivante raconte l'explosion

Fanny Clain, Française rescapée des attentats de Bruxelles. / © France Télévisions
Fanny Clain, Française rescapée des attentats de Bruxelles. / © France Télévisions

Fanny Clain, missionnaire mormone, et survivante de l'explosion de l'aéroport de Bruxelles lors des attentats de mardi raconte son expérience.

Par Avec AFP

"J'ai les mains brûlées, la tête aussi" et "des trous dans mes jambes". Fanny Clain, 20 ans, missionnaire mormone, fait partie des douze Français blessés dans les attentats de Bruxelles mardi, une expérience douloureuse qu'elle raconte mais sur laquelle elle ne veut pas s'appesantir, pour continuer, dit-elle, à "avancer".
Fanny Clain
"J'en ai rien à faire d'en vouloir aux terroristes, ça va pas m'avancer dans la vie", lâche cette jeune femme, originaire de l'Ile de La Réunion et "missionnaire de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers jours", lors d'un entretien au téléphone avec une correspondante de l'AFP.

Mardi, l'église mormone (qui a son siège dans l'Utah aux Etats-Unis) avait annoncé que quatre missionnaires mormons avaient été blessés lors de l'attaque à l'aéroport de Zaventem, dont trois Américains qui accompagnaient une consoeur française à l'aéroport, Fanny Clain.


Blessée à la jambe, à la tête et aux mains

Cette dernière s'apprêtait à prendre un vol pour les Etats-Unis à l'aéroport de Zaventem lorsqu'elle a été soufflée par l'explosion de l'une des deux bombes. Blessée à une jambe, brûlée au visage, à la tête et aux mains. "J'ai les mains brûlées et la tête aussi", explique la jeune femme. "Des brûlures
au 2e degré donc, a priori, ça devrait cicatriser tout seul",
précise-t-elle. "J'ai aussi eu un éclat de métal dans le tibia et un éclat plus haut dans la jambe",
énumère-t-elle d'une voix enfantine et presque détachée.

"Quand la bombe a explosé, je me suis retrouvée par terre. Au bout de ce qui m'a semblé être une seconde, je me suis relevée. "Incroyable", c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit. On a l'habitude de voir ça à la télévision mais là tout à coup j'étais entrée dans la télévision", dit-elle doucement.

Des personnes la conduisent là où plusieurs victimes étaient regroupées. "Une fois assise avec les autres blessés, je me suis dit "ah oui, au fait, je n'arrive plus à me lever", j'avais des trous dans mes jambes". Fanny Clain a été ensuite transportée à l'hôpital Stuivenberg à Anvers. Elle s'y trouve toujours. "Ça va j'ai le moral", dit-elle, espérant sortir dans deux semaines.

La force du pardon

"Quand on est en colère, ça nous rend triste, on rumine ça tout le reste de notre vie. Alors que si on décide de leur pardonner ou de passer outre, alors là on peut continuer à vivre, là on avance, on guérit et on peut avoir une vie formidable", estime-t-elle.

Fanny Clain a passé son enfance à Saint-Denis, le chef-lieu de La Réunion. Elle est arrivée à Liège en Belgique il y a cinq mois, dans l'attente
d'un visa pour partir en mission pour l'église mormone dans l'Ohio aux Etats Unis.

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