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Belgique : plus de 3 ans de prison pour un braqueur à qui on avait dit de revenir plus tard, et qui s'était fait avoir

Un montage des images de vidéosurveillance. / © RTL.be
Un montage des images de vidéosurveillance. / © RTL.be

Cette histoire avait beaucoup fait parler d'elle, en octobre dernier.

Par Q.V

On les avait appelés "les braqueurs les plus idiots de Belgique" et le commerçant de Montigny-sur-Sambre, à l'origine de la (dangereuse) ruse avait été le héros de quelques jours. L'un des braqueurs qui s'était fait avoir en voulant s'attaquer à sa boutique de cigarettes électroniques a été condamné par le tribunal correctionnel de Charleroi à 40 mois de prison, a appris RTL.be

 

"C'est pas à 15 heures qu'on braque"


Samedi 20 octobre 2018, deux hommes surgissent dans le commerce de cette petite commune située près de la frontière française. Le commerçant, Didier, tente un coup de bluff qu'il racontera plus tard à différents médias : "Je leur dis clairement : c'est pas à 15 heures qu'on braque, c'est à 18h30 qu'il faut me braquer !" Sur les images de vidéosurveillance, on voit alors les hommes partir.
 

Entre temps, Didier contacte la police pour demander un renfort. "La police me dit : 'Monsieur, ils vont jamais revenir, c'est pas possible !'" rapportait-t-il à l'époque. "Ils me demandent : 'Sous quel prétexte vous pensez que oui ?' Je réponds : 'Je suis bon vendeur et je pense que je suis pas sur des lumières...".
 

Toujours sur les images de vidéosurveillance, on voit les braqueurs revenir plus tôt que prévu, et se faire à nouveau éconduire. "Je sors du bureau et je l'engueule en disant 'Il faut t'acheter une montre ! 18h30, c'est pas 17h30 !' Et ils repartent !". À leur retour, la police a eu le temps de se positionner et les hommes sont interpellés. 

Le procureur de division du parquet de Charleroi, Vincent Fiasse, avait toutefois prévenu que cette ruse aurait pu très mal se terminer. "Quand on prévoit qu'une agression va avoir lieu, il faut mettre un dispositif en place, ça ne se fait pas du jour au lendemain. On peut très bien avoir une scène de ce genre là qui dégénère avec une prise d'otage" avait-il argué.
 

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