De retour en Picardie, le youtubeur Nota Bene prépare son prochain épisode sur l'histoire de l'Abbaye de Saint-Riquier

Connu sous le nom de Nota Bene, le youtubeur Benjamin Brillaud était en tournage à l'Abbaye de Saint-Riquier, mardi 19 janvier. Ce passionné d'histoire atteint le million et demi d'abonnés sur sa chaîne. Il y fait découvrir les sites patrimoniaux et partage des moments de l'Histoire, à sa manière. 

Le Youtubeur Benjamin Brillaud, connu sous le nom de Nota Bene, était en tournage à l'Abbaye de Saint-Riquier (Somme) pour le prochain épisode de son émission .
Le Youtubeur Benjamin Brillaud, connu sous le nom de Nota Bene, était en tournage à l'Abbaye de Saint-Riquier (Somme) pour le prochain épisode de son émission . © Martin Lavielle / France Télévisions

"On va découvrir ensemble l'histoire assez exceptionnelle d'une abbaye. L'un des berceaux de l'Europe telle qu'on la connaît. Un foyer de l'écriture et du savoir occidental". Le ton est donné. Et c'est un beau coup de projecteur pour Saint-Riquier.

Face caméra, scripte à portée de main, Nota Bene tourne son prochain épisode sur l'abbaye samarienne. Benjamin Brillaud de son vrai nom, youtubeur au million et demi d'abonnés, est une référence en matière de vulgarisation de l'Histoire. Le Conseil départemental de la Somme a fait appel à lui pour valoriser le site.

"Intéressant et fun"

Sur le tournage, rien n'est laissé au hasard. "On n’improvise rien. Sur le fond, tout est préparé avant, tout validé par les partenaires ou historiens avec qui je travaille", assure Benjamin Brillaud. 

L'Abbaye de Saint-Riquier, il ne la connaissait pas. Il le dit aussi franchement, il n'est pas historien. Mais chaque tournage est richement documenté avec son équipe. Une préparation qui peut prendre des semaines, voire des mois. 

Et ses vidéos n'ont rien des leçons d'histoire classique. "16 cathédrales, 65 palais, 232 monsastère, le gars, il avait la moula", explique-t-il à ses abonnés. "Le gars", un certain Charlemagne. "Moi, je suis le maître de l’édito de ma chaîne et du ton, donc je peux vraiment utiliser les mots que j’emploie même dans la vie de tous les jours et je pense que c’est ça qui renforce la proximité avec le public", raconte celui qui veut mêler "l'intéressant et le fun".

Toucher un plus large public

Et c'est justement ce ton décalé qui a plu au Conseil départemental et à Somme Tourisme. "Il a un discours qui permet de désacraliser le site, de le rendre plus accessible, d'avoir un autre regard sur l'Abbaye surtout. Et c'était important pour nous de la valoriser, surtout en cette période de crise", indique Amélie Gourguechon, chef du service artistique et cuturel du Conseil départemental. Le service a dépensé 10 000 euros pour cette prestation.

C'est un enjeu de notoriété d'avoir la destination Somme sur Youtube.

Julie Guérin, Somme Tourisme

L'idée étant aussi de toucher un plus large public, notamment plus jeune. "Nous nous avons 251 abonnés sur Youtube, lui 1,5 millions. Donc forcément, nous n'avons pas la même force d'impact. Ça permet d'atteindre une autre cible aussi, c'est-à-dire les 18-35 ans", note de son côté Julie Guérin, responsable des partenariats et réseaux sociaux à Somme-Tourisme. "Et puis c'est un enjeu de notoriété d'avoir la destination Somme sur Youtube."

Un habitué de la Picardie

La Picardie est une destination bien connue de Nota Bene puisqu'il y a déjà réalisé plusieurs épisodes. Les deux premiers en 2018, dédiés à l'arrivée des Américains dans l'Aisne et à la vie sous l'occupation. Plus récemment, une vidéo consacrée la cathédrale d'Amiens à l'occasion de ses 800 ans, ou encore au musée de Picardie. 

Ce dernier épisode tourné dans la région devrait être publié d'ici fin février. 

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