Dimanche en politique - Picardie

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Ce qu'il faut retenir de Dimanche en politique “Europe, et maintenant, au travail”

© Frédérik Giltay - France 3 Hauts-de-France
© Frédérik Giltay - France 3 Hauts-de-France

Pour Dimanche en Politique après les élections européennes, Dominique Malige recevait à Bruxelles Karima Delli pour Europe Ecologie Les Verts, Dominique Riquet pour LREM et Philippe Olivier, fraîchement élu, 17e sur la liste de Jordan Bardella du Rassemblement National. Extraits.

Par Claire Berthelemy

Tout juste arrivés au Parlement européen pour le début de leur mandat, les trois députés ont eu à éclairer leurs positions sur différentes thématiques. Et ont âprement débattu.

L’absence de vague nationaliste

A l’aune des résultats, Karima Delli s’est notamment réjouie d’une absence de vague nationaliste : “La très bonne nouvelle, (...) c’est qu’il n’y a pas eu le-raz-de-marée de cette vague nationaliste (...) il y a un regain d’Europe puisque les pro européens sont majoritaires aujourd’hui.”
Karima Delli : "Il n’y a pas eu le-raz-de-marée de cette vague nationaliste"

Un constat que réfute Philippe Olivier, égrenant les scores de partis nationalistes dans certains pays : “Il y a une vague. On la voit évidemment en Grande-Bretagne. C’est une confirmation parce que c’est une confirmation du Brexit. On la voit en France où la liste de Jordan (Bardella, NDLR) est arrivée en tête. On la voit en Italie, on la voit en Pologne, on la voit en Hongrie. Et, évidemment, les européistes veulent nier la réalité, mais la réalité, elle est là.” 

Les scores nationaux ne font pas des extrêmes une majorité lui a rappelé Karima Delli.

“Personne n’est majoritaire ici”, a reconnu Philippe Olivier. 

L’immigration, sujet d’opposition majeur 

Pour l’eurodéputé du Rassemblement national, le sujet phare de son mandat consiste en une maîtrise de l’immigration. “Aujourd’hui l’immigration est une donnée fondamentale. C’est d’abord un drame humain, c’est un drame pour les pays qui n’ont pas les moyens d’accueillir cette immigration incontrôlée.”

Une priorité que balaye Karima Delli d’un revers de main :

“On nous fait croire qu’en Europe il y a une espèce d’invasion, notamment avec les nationalistes et les populistes, mais quand on regarde les chiffres il n’y a pas d’invasion.” 

Philippe Olivier : "Aujourd’hui l’immigration est une donnée fondamentale"
 
“Venez à Calais”, lui a proposé Philippe Olivier. Karima Delli, originaire de Roubaix lui a expliqué bien connaître Calais, mais aussi Grande-Synthe et les actions de Damien Carême, son maire, tout juste élu au Parlement européen.

L’écologie, une punition ? 

Au chapitre écologie, les trois eurodéputés avaient tous leur mot à dire, peu importe leur couleur politique. Et pour Dominique Riquet, si transition écologique il doit y avoir, elle ne peut se faire que par une transition économique : “Si vous n’avez pas de moyens de transition économique, vous n’aurez pas de transition écologique, car la transition écologique elle a un coût, un coût financier et un coût social qu’il faut compenser (...) Pour ne pas avoir l’écologie punitive, il faut avoir une écologie qui soit appuyée sur une transition économique.” 
Dominique Riquet : "il faut avoir une écologie qui soit appuyée sur une transition économique"

Une position battue en brèche par Karima Delli :

“Ne pas faire d’écologie, c’est ça la punition (...) il faudra un grand plan d’investissement, notamment, je pense à notre région, sur le logement. Parce qu’on a en France, par exemple, sept millions de citoyens qui vivent dans des passoires énergétiques, parce qu’on ne fait pas de rénovation thermique, parce qu’on ne fait pas d’écologie. Si on rénove, c’est bon pour le porte-monnaie de ces gens là, c’est bon pour leur santé, c’est bon pour le climat. C’est toujours gagnant-gagnant.”

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