La France en vrai

Le lundi à partir de 22h45, deux documentaires, pour porter un regard sur des histoires remarquables, des histoires de société, des histoires de France.
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DOCUMENTAIRE. La Buse, l’or maudit des Pirates

© Coproduction Kapali Studios et France Télévisions
© Coproduction Kapali Studios et France Télévisions

Découvrez l’histoire incroyable et tumultueuse d’Olivier Levasseur, dit la Buse. Le plus grand pirate français qui ait jamais couru les océans. À voir dans le documentaire La Buse, l’or maudit des Pirates.

Par Madison Mouquet et JM

Le plus grand pirate français, originaire de Calais

Il y a trois siècles exactement, au cours des années 1719 et 1720, un groupe de pirates fuyant les Caraïbes où la chasse leur a été donnée, descend le long des côtes africaines, passe le cap de Bonne-Espérance et pénètre dans l'océan indien pour rejoindre le sanctuaire forban de l'île Sainte-Marie à Madagascar. 
Dans ce groupe de pirates majoritairement anglo-saxons, on note la présence d'un capitaine jouissant parmi eux d'un profond respect. Ce Français est un ancien corsaire du Roi, venu combattre aux Antilles quelques années plus tôt avant de tourner forban à la fin de la guerre d'Espagne.

 

Mais qui se cache derrière "la Buse" ?

Même si l'affirmation prête encore à discussions historiques, l'homme serait né à Calais et aurait eu pour nom Olivier Levasseur.
Les origines du pirate "la buse" sont longtemps restées obscures et ce flou relatif concernant sa généalogie a pu laisser le champ libre aux fantasmes et à l'imagination. Pourtant, William Cally, réalisateur de cette épopée documentaire, s'appuie sur des recherches récentes et la découverte d'archives inédites. Des archives qui permettent aujourd'hui de remonter la piste jusqu'à un acte de baptême daté de 1695 conservé aux archives du Pas-de-Calais. 
Notre pirate est né sous le nom de Olivier Vasseur le 5 novembre 1695 et a été baptisé dès le lendemain de sa naissance en l'église Notre-Dame de Calais. Sa mère - Marie-Anne JENSSE - porte alors le deuil de son époux tué à Calais, dans le bombardement du fort Risban par les Anglais, un peu plus de deux mois avant la naissance du bébé pirate. Olivier voit le jour dans une famille d'hommes de mer. Son grand-père en particulier faisait du cabotage le long des côtes de la mer du Nord et de la Manche et c'est auprès de lui qu'il apprend les rudiments de la navigation avant, vers 15 ans, de s'enrôler dans un équipage de corsaires quittant Calais pour courir sur les Anglais et les Hollandais. Nous sommes alors en pleine guerre de succession d'Espagne. Un conflit mondial qui enflamme les océans depuis une décennie et qui va faire rage jusqu'en 1713.
 
Acte de naissance d'Olivier Vasseur/Archives du Pas-de-Calais / © Kapali Studios/France Télévisions
Acte de naissance d'Olivier Vasseur/Archives du Pas-de-Calais / © Kapali Studios/France Télévisions

 

Pirate, corsaire, forban, flibustier ?

Le pirate, ou forban, est un hors-la-loi agissant pour son propre compte en commettant pillages et diverses exactions. La piraterie est une forme de banditisme en mer.

Le corsaire agit au service de son pays. Grâce à une lettre de marque délivrée au nom du Roi, il est reconnu comme force militaire et ne peut attaquer que les navires ennemis de sa nation en temps de guerre. S'il continue ses activités en temps de paix, il est alors traité comme un pirate. Les corsaires des îles d'Amérique sont aussi appelés flibustiers.
 
© Kapali Studios et France Télévisions
© Kapali Studios et France Télévisions


À la fin de la guerre, les corsaires sans travail rentrent au pays. Mais certains continuent de piller les vaisseaux ennemis, sans autorisation. C’est le cas d’Olivier Vasseur, qui bascule ainsi dans la piraterie après la guerre de succession d’Espagne. Mais il n'est pas le seul. En effet, les souverains de tous les pays engagés dans ce conflit mondial avaient multiplié les lettres de marque. La paix déclarée en 1713 en fera des... chômeurs. La reconversion se fera, pour la plupart d'entre eux dans la piraterie. Il est vrai que depuis la découverte des Amériques, les navires marchands remplis d'or et d'épices attirent les convoistises et que leur pillage peut faire la fortune d'un pirate en quelques minutes.
Principalement anglo-saxons, ces grands noms de la piraterie (Sam Bellamy, Barbe-Noire, Benjamin Hornigold ou le capitaine Jennings) avaient de l'admiration et du respect pour le Français La Buse. Ils collaborèrent souvent malgré la rivalité

Une épopée documentaire

Ce film, réalisé par William Cally est plus qu'un documentaire. C'est une fiction documentaire. Un biopic où seuls les intervenants, historiens ou chercheurs de trésors vivent au 21ème siècle.
On peut citer Emmanuel Mezino, chasseur de trésor, Pierre Van den Boogaerde, spécialiste des épaves pirates, Philippe Hrodej, historien à l'université de Bretagne-Sud, Alain Berbouche, historien des institutions maritimes ou Marcel Tripveau, neveu du chasseur de trésor Bibique.
Le générique dispose d'une distribution, au même titre qu'un film. C'est Jean-Marie Le-Clerre qui tient le rôle de "La Buse".
 
La Buse, l'or maudit des Pirates
 

En deux parties : Rendez-vous lundi prochain 13 janvier à la même heure pour connaître l'emplacement du trésor

L’océan indien va devenir le théâtre pendant une décennie de l’apogée puis du déclin de sa longue carrière d’écumeur des mers. Ce pirate est aujourd’hui entré dans la légende et dans le panthéon imaginaire des îles de cette région du monde. Il y aurait caché un fabuleux trésor que beaucoup depuis 300 ans rêvent de découvrir.

 
© Kapali Studios et France Télévisions
© Kapali Studios et France Télévisions



La Buse, l’or maudit des Pirates, un film de William Cally coproduit par Kapali Studios et France Télévisions, à voir lundi 6 janvier à 22h45 sur France 3 Hauts-de-France.
 

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