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© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau
© France 3 Picardie / Gontran Giraudeau

L'ancienne sucrerie de Francières (60) accueille aujourd'hui un musée. Jean-Marie François nous retrace en picard et en partenariat avec l'Agince pour ech picard la fabuleuse histoire du sucre de betterave, spécialité de la région.

Par Gontran Giraudeau

La sucrerie de Francières (60) a fonctionné de 1829 à 1969. Sauvée par la DRAC, elle est devenue un Musée du Sucre, que l'on peut visiter. On y apprend comment était fabriqué le sucre, depuis la betterave à sucre dans les champs, jusqu'au morceau de sucre avec lequel on "touille" son café. On y apprend également comment vivaient les ouvriers, les paysans, les patrons, les enfants, les femmes.

La Picardie est devenue une terre à sucre  grâce à Napoléon. Au blocus des Antilles par les Anglais, l'Empereur répond par un "blocus continental" (1806). En conséquence, la cassonade, le sucre de canne, n'arrivait plus en particulier dans les cafés parisiens. Les ingénieurs chimistes de Napoléon  ont dû trouver un autre moyen de faire du sucre.

La culture de la betterave a façonné les paysages picards et fait partie intégrante de la vie des Picards : buveurs de café et "becs à chuque" (qu'on peut manger "à l'croquette", ou bien "à l'chuchette"). Et après le café, la bistouille, c'est la "rinchette", dans laquelle on trempe un sucre : "ch'canard"!

Les betteraves font également partie des traditions populaires. Lors de certaines fêtes, on faisait des "betteraves à zius", des betteraves creusées, évidées dans lesquelles on découpait deux trous avec un couteau, avant d'y mettre une bougie, pour faire peur aux enfants.