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Grève SNCF : quels trains circulent ce mardi ? Comment s'informer ? Quelles alternatives ?

Grève massive et de longue durée à la SNCF : les Hauts-de-France et la France se préparent à un "mardi noir" dans les transports. On fait le point.
© AFP/FRANCE 3

Quels sont les trains qui vont circuler ?


1 TER sur 10, 1 TGV sur Paris-Lille sur 10... Les chiffres annoncés par la SNCF font craindre un mardi de galère. Qui va commence dès ce lundi soir. Les prévisions publiées par l'entreprise montrent qu'il faudra s'organiser. 

La ligne de TERGV Paris-Boulogne-sur-Mer sera lourdement touchée : 6 allers-retours entre Lille et Paris dans la journée, et un seul et unique aller-retour entre Boulogne-sur-Mer et Paris : le n°7229 partant de Boulogne-Ville à 7h03, et le n°7277 qui partira de Paris-Nord à 18h43.

Toutes les lignes des Hauts-de-France sont impactées. Sauf les lignes Creil-Senlis-Roissy / Crépy en Valois-Roissy / Amiens-Beauvais / Montdidier-St Just-en-Chaussée / Montdidier-Roisel / Laon-Montcorney-Rozoy / La Ferté-Milon Fismes / Etrépagny-Gisors-Cergy. Pas de perturbation non plus pour les TGV Haute-Picardie Amiens et St Quentin.

A noter qu'il n'y aura aucun train sur la ligne Arras-Hazebrouck
Ci-dessous le détail ligne par ligne. Avec les TER qui circulent, les bus éventuels de substitution. Un moteur de recherche existe sur le site de la SNCF.

Cliquez ci-dessous pour voir le document en plein écran.



Comment s'informer au mieux sur la grève ?


Le plus recommandé est de télécharger l’application pour mobile SNCF. Elle est actualisée au fil des heures avec la liste des trains qui circulent. 

Le site TER Hauts-de-France contient également toutes les infos nécessaires.

Autre possibilité : le bon vieux téléphone. Composez le 0800.801.801 (appel gratuit) du lundi au samedi, de 6h00 à 21h00. Le dimanche et les jours férié, de 8h00 à 20h00.

Quelles solutions alternatives ?


Le télétravail

Quelques sociétés se sont organisées avec leur salariés pour qu’ils puissent travailler depuis leur domicile ou dans des espaces de co-working sans avoir à se rendre à leur bureau.

Le co-voiturage payant

La site Blablacar dit enregistrer "deux fois plus d'inscrits ces derniers jours que dans une semaine normale", selon son président-fondateur Frédéric Mazzella ce dimanche sur franceinfo.

A noter que le site de covoiturage de la SNCF, iDvroom, rembourse les trajets effectués par les passagers durant la période de grèves prévue par les cheminots entre mars et juin.
Le co-voiturage gratuit

La page Facebook Autostop Citoyen propose de remettre au goût du jour l’auto-stop bénévole et gratuit. "Sans intermédiaire, sans formalité et sans inscription". Tous les usagers qui souhaitent participer à ce mouvement solidaire peuvent mettre sur leur pare-brise le logo Autostop-Citoyen et sa destination en se rendant sur les sites de co-voiturage ou devant les gares.

 

Comment se faire rembourser ses billets ? 


L’échange de billets TER est possible jusqu’à 10 jours après la date de début de validité du billet. Tous les billets non utilisés sont remboursables sans frais jusqu’à 61 jours après la date de début de validité du billet.
 

Grandes lignes : échange et remboursement sans frais des billets non utilisés. 

 

Une grève dure et durable ?
Après plusieurs journées de mobilisation au succès mitigé, la grève des cheminots s'inscrit maintenant dans la durée, à un rythme de deux jours sur cinq jusqu'à fin juin, et pose le plus gros défi au président Emmanuel Macron depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017.

Les syndicats de l'opérateur public SNCF protestent contre la suppression de l'embauche au statut spécial, les modalités d'ouverture à la concurrence ou encore la transformation
de la SNCF en société anonyme, ce qui ouvre selon eux la voie à une future privatisation, ce que nie le gouvernement.

Le projet de réforme "vise à détruire le service public ferroviaire par pur dogmatisme idéologique" et "ne règlera pas le sujet de la dette, ni celui des dysfonctionnements",
affirment les syndicats dans leur préavis. Le mouvement, qui prévoit 36 jours de grève en près de trois mois, mise sur l'usure de l'opinion publique qui, d'après les sondages, estime pour l'instant cette grève injustifiée mais qui, espèrent les cheminots, pourrait basculer si l'exécutif continue à afficher la même intransigeance.

"Personne ne peut comprendre que les syndicats de cheminots engagent une grève longue et pénalisante, alors que le gouvernement est dans le dialogue", déplore la ministre des Transports Elisabeth Borne. Le président Macron, qui s'est engagé à "transformer la France en profondeur", joue gros dans ce dossier emblématique sur lequel plusieurs gouvernements ont reculé dans le passé, notamment celui de droite en 1995 où une grève massive a paralysé le pays pendant des semaines.

Le chef de l'Etat a tellement dénoncé l'immobilisme et la peur de réformer de ses prédécesseurs qu'il peut difficilement tergiverser sans risquer de gros dommages
politiques en retour.

Pour les syndicats aussi, le rendez-vous est crucial pour espérer peser à l'avenir sur d'autres projets de réforme touchant notamment aux fonctionnaires et aux retraites.
Philippe Martinez, le patron du premier syndicat français, la CGT, appelle pour cela à la "convergence des luttes", alors que le mécontentement gronde également
chez les retraités, les étudiants ou encore chez les éboueurs et les employés dans le secteur de l'énergie, qui sont également en grève mardi.

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