Hauts-de-France : Xavier Bertrand annonce une nouvelle aide pour les étudiants et un "droit d'interpellation citoyenne"

Le président du conseil régional des Hauts-de-France, Xavier Bertrand, a annoncé ce jeudi les grandes lignes de sa politique pour 2020, dont la mise en place d'une nouvelle aide financière destinée aux étudiants et la création d'un "droit d'interpellation citoyenne".
 

© CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
"Aujourd'hui, il y a des difficultés pour des familles qui ont leurs enfants obligés de se loger pour faire des études supérieures", a constaté Xavier Bertrand (ex-LR), au cours d'une conférence de presse à Lille. 
 

► Une nouvelle aide financière pour les étudiants


Face à cette situation, il a présenté une nouvelle aide de 400 euros pour les familles ayant un enfant entrant en septembre 2020 en première année d'études supérieures et confrontées à des "frais de restauration, de transport et de résidence", à condition que les parents habitent eux aussi dans la région. La mesure pourrait concerner "10 000 familles". L'aide sera attribuée en fonction des revenus du foyer, jusqu'à deux Smic pour un parent seul et trois Smic pour un couple.
 

►Aménagement d'aires de covoiturage


Sur les questions de mobilité, Xavier Bertrand a appelé l'Etat à "prendre ses responsabilités" et à dédier une des voies du périphérique de Lille au covoiturage et aux véhicules électriques et hybrides. "Le jour où une voie sera complètement réservée au covoiturage, les choses changeront du jour au lendemain", a-t-il affirmé, en promettant que la région "co-financerait à hauteur de 30 à 50%" l'aménagement d'aires de covoiturage avec les collectivités qui en exprimeraient le souhait.
 

► Un million d'arbres plantés sur trois ans


Rappelant que les Hauts-de-France sont "une des régions les moins boisées de France", Xavier Bertrand a aussi annoncé la "plantation d'un million d'arbres sur trois ans", pour un budget évalué à 6 millions d'euros. "En termes de capteur de carbone, il faut m'expliquer ce qu'il y a de mieux", a-t-il avancé, "je pense que cette opération peut nous permettre d'améliorer la qualité de l'air".
 

► Un "droit d'interpellation citoyenne"


L'ancien ministre du Travail a présenté la mise en place locale d'un "droit d'interpellation citoyenne". "Un certain nombre d'habitants de la région pourront, autour d'un texte commun, interpeller le conseil régional", a-t-il expliqué, tout en précisant que le nombre de signatures requis faisait encore l'objet de discussions. "On est en train de regarder ce qui serait le bon seuil avec des politologues, de façon à ne pas être dans le sketch du référendum d'initiative populaire, où il faut 4,7 millions de personnes. C'est l'Everest".
 
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