Lys-lez-Lannoy : un collectif de riverains obtient le retrait d'une antenne relais 4G de Free

La justice demande le démontage de cette antenne relais 4G. / © France 3 Nord Pas-de-Calais
La justice demande le démontage de cette antenne relais 4G. / © France 3 Nord Pas-de-Calais

La justice a donné raison à un collectif de riverains qui se bat depuis deux ans contre l'installation d'une antenne relais Free sur la commune de Lys-lez-Lannoy (Nord).

Par @f3nord

Le collectif CALL (Collectif Antenne Lys-lez-Lannoy) avait déposé un recours auprès du tribunal administratif à l'encontre d'une décision de non opposition de la commune à l’installation d’une antenne relais 4G Free Mobile haute de 25 mètres, à proximité d’habitations, de deux écoles écoles et de la crèche municipale. Il a obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif de Lille le 23 décembre dernier.
Lys-lez-Lannoy : un collectif de riverains obtient le retrait d'une antenne relais 4G de Free
Réaction d'Isabelle Houzet du collectif CALL.

Ce collectif, qui rassemble environ 100  riverains, s'est formé en novembre 2013. Malgré les démarches entreprises dès l'annonce du projet, l'antenne avait été posée en juin 2014, sans émettre. Des émetteurs Wimax (relais pour internet) avaient été installés et branchés un an plus tard. "Il convient donc dès lors de faire démonter l'antenne", estime ce mardi le CALL dans un communiqué. "Le collectif veillera à ce que la décision soit respectée dans les plu brefs délais. Elle contactera rapidement l'ANFR, l'Agence Nationale des Fréquences Radio afin d'obtenir de celle ci l'annulation de l'autorisation d'émettre depuis l'antenne de Lys-lez-Lannoy". L'opérateur est toutefois susceptible de faire appel de la décision du tribunal administratif.

"Risques sanitaires"

Le collectif CALL s'inquiétait des "risques sanitaires induits par les champs électromagnétiques élevés émis par les 3 émetteurs fixés sur cette antenne, et par les futurs émetteurs qui pourront être ajoutés sans nouvelle déclaration de travaux de l’opérateur", de la "santé des 1030 enfants de 2 ans à 10 ans qui fréquentent les écoles situées à moins de 150 m de l'antenne" et du "déréglement d'appareils médicaux, comme les pacemakers ou les pompes à insuline", de la "dévalorisation du patrimoine immobilier estimée à 30%" et de la "non intégration esthétique d’un mât de 25 mètres".

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