Mélinda, 18 mois, morte ébouillantée à Neuf-Mesnil, aurait subi un véritable calvaire

La mère de Melinda et son compagnons étaient logés par un ami à Neuf-Mesnil. / © France 3
La mère de Melinda et son compagnons étaient logés par un ami à Neuf-Mesnil. / © France 3

La thèse de l'accident domestique, après le décès mercredi à Neuf-Mesnil d'une fillettte de 18 mois qui a succombé à des brûlures, semble de plus en plus improbable. Le parquet d'Avesnes-sur-Helpe a été désaisi du dossier, au profit du pôle criminel du tribunal de grande instance de Valenciennes. 

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Mélinda, 18 mois, pourrait avoir vécu un véritable cauchemar, dans la maison de Neuf-Mesnil où sa mère et son compagnon était logés par un ami, et où la fillette est morte mercredi après avoir été ébouillantée. Les trois adultes, qui avançaient la thèse d'un accident domestique, sont en garde à vue depuis mercredi soir. C'est désormais le pôle criminel du parquet de Valenciennes qui est saisi de l'affaire, aux dépends du parquet d'Avesne-sur-Helpe, qui était en charge du dossier au début de l'enquête.


Maltraitances ?

Selon les premières déclarations des gardés à vue, la fillette aurait été brûlée sur 80% de la surface du corps après s'être saisie d'une casserole d'eau bouillante, qui se serait renversée sur elle. 

Une version qui, semble-t-il, ne convainc par les enquêteurs, aujourd'hui saisis d'une enquête criminelle. L'autopsie de l'enfant réalisée jeudi semble par ailleurs exclure la thèse accidentelle.

Mélinda aurait agonisé durant de très longues heures. Les trois adultes en sa présence, dont sa mère, auraient beaucoup tardé à prévenir les secours. "Mélinda aurait été ébouillantée alors que le nouveau compagnon de la mère de l’enfant était en train de donner le bain à l’enfant dans la soirée du 17 mai 2016 (mardi, ndlr). A la suite de ces faits, aucun des trois gardés à vue ne prévenait les secours". Ils ne l'ont fait que le lendemain, indique le parquet de Valenciennes.

Par ailleurs, la petite fille de 18 mois aurait pu subir d'autres violences et maltraitances depuis un certain temps, avant ce terrible drame. 

Les trois suspects devraient être mis en examen ce vendredi pour "coups mortels sur une mineure de moins de 15 ans et non assistance à personne en danger". Une information judiciaire a été ouverte.

Le procureur de la république de Valenciennes doit tenir une conférence de presse ce vendredi en fin d'après-midi.


Une fillette déjà morte sous les coups en 2013

En décembre 2013 à Hautmont, une autre fille de la mère de Mélinda, est décédée sous les coups de son parrain à l'âge de 21 mois. Maria B, la mère, avait été mise hors de cause dans cette affaire de meurtre.

Mais elle était poursuivie et placée sous contrôle judiciaire pour maltraitances, des traces de violences plus anciennes ayant été constatées à l'époque sur le corps de la petite Jouila. Le père fait l'objet des mêmes poursuites. 

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