"Tout le monde sait clairement quelles sont mes intentions" avance Xavier Bertrand à 18 mois de la présidentielle

Sécurité, emploi, PMA, laïcité, crise du coronavirus… et présidentielle 2022. Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France candidat à sa réélection, enfile petit à petit le costume de présidentiable.
À la question "Quand allez-vous vous déclarer candidat à la présidentielle de 2022 ?", Xavier Bertrand répond dans un premier temps que "ce n’est pas le sujet d’aujourd’hui", avant de compléter une demie-seconde plus tard : "tout le monde sait clairement quelles sont mes intentions."

Même si le doute ne planait quasiment plus sur son envie, difficile d’imaginer le président de la région des Hauts-de-France faire marche arrière après une déclaration de cette ampleur. Invité de l’émission Dimanche en Politique sur France 3, Xavier Bertrand a d’ailleurs présenté dans les grandes lignes un programme politique digne d’une pré-campagne présidentielle : sécurité, laïcité, emploi, crise du coronavirus, vaccination, PMA… sans oublier les sujets brûlants de l’actualité nationale (loi sécurité globale, article 24, violences policières) et régionale (Bridgestone ou encore le possible dépistage massif dans la métropole lilloise). On récapitule.

Les dossiers régionaux : Bridgestone et le dépistage massif de la population face à la Covid-19

Xavier Bertrand est candidat à sa réélection lors des prochaines élections régionales, prévues pour le moment en 2021. Un premier sondage commandé par Europe 1 et La Tribune donne d'ailleurs le président sortant - à la tête d'une liste soutenue par Les Républicains, l'UDI et le MODEM - vainqueur dans tous les cas de figure. Lors de l'émission dimanche en politique, deux dossiers régionaux ont été abordés : la fermeture de l'usine Bridgestone à Béthune et le dépistage massif dans une commune de la métropole lilloise.

Alors que la direction de Bridgestone a claqué la porte des négociations et a annoncé la fermeture définitive de l’usine de Béthune en juin 2021 laissant sur le carreau 863 salariés,  Xavier Bertrand a affirmé que le groupe de pneumatique japonais se doit de rembourser les aides publiques versées par l’État au titre du CICE, avant d’adresser un message à la direction Europe du groupe lui demandant de changer "tout de suite d’attitude", ne comprenant pas "un tel mépris de leur part", notamment sur les différentes offres de reprise du site.  Autre sujet d’actualité dans la région, le dépistage massif de la population face à la Covid-19. Alors que le ministère de la Santé a annoncé un dépistage massif dans une ville de la métropole lilloise sans donner plus de précisions, Xavier Bertrand a annoncé qu’il devrait "certainement" être fait sur la métropole de Lille "et déjà sur Roubaix." D’après nos confrères du Parisien, une réunion sur ce sujet est prévue mardi à l’Agence Régionale de Santé des Hauts-de-France.

Les dossiers nationaux : sécurité, laïcité, immigration... et diatribe contre Emmanuel Macron

Xavier Bertrand a également abordé de nombreux sujets nationaux, dont sa proposition d'organiser un référendum sur les questions de sécurité, de laïcité et d'immigration... une ébauche de programme pour 2022 ?  Xavier Bertrand a ensuite été invité à réagir aux déclarations d’Emmanuel Macron sur Brut, qui s’est attiré les foudres des syndicats de police en prononçant l’expression "violences policières"

"Je suis choqué que le président de la République reprenne ce propos. S’il y a des policiers qui sont violents, s’il y a des policiers qui sont racistes, ils doivent répondre de leurs actes et être punis, (mais) ce qu’a dit le président de la République n’est pas pardonnable".

Xavier Bertrand, dimanche en politique sur France 3 le 6 décembre 2020

Pour Xavier Bertrand, Emmanuel Macron n’a simplement "pas le droit de lâcher les forces de l’ordre". Il a ensuite fustigé les prises de positions du chef d'État, qu’il qualifie de "président miroir qui renvoie à chacun ce qu’il a envie d’entendre" et dénoncé sa politique de "l’en même-temps." 30 minutes d'interview qui ne laissent plus de suspens sur les intentions du président de la région des Hauts-de-France en vue des élections présidentielles de 2022.
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