Ascoval : Un accord de principe pour la reprise du site de Saint-Saulve par l’allemand Saarstahl

Le groupe de sidérurgie Liberty Steel, qui comprend le site d’Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et celui d’Hayange (Moselle) devraient être rachetés par l’allemand Saarstahl. Une perspective saluée par les syndicats.
Le site de Liberty Ascoval devrait bénéficier d'un accord de principe avec le sidérurgiste allemand Saarstahl. Une première étape pour l'aciérie de Saint-Saulve dans les Hauts-de-France.
Le site de Liberty Ascoval devrait bénéficier d'un accord de principe avec le sidérurgiste allemand Saarstahl. Une première étape pour l'aciérie de Saint-Saulve dans les Hauts-de-France. © Frédérik Giltay

Pour l’instant, il faut encore rester prudent. C’est un accord de principe, l’essentiel reste à faire. Mais les 270 salariés de l’usine Ascoval ont toutes les raisons d’avoir bon espoir, ce pourrait être, enfin, le dernier épisode d’une longue saga. "Pour nous le plus important c’est la stabilité" confie Nassim Bardi, délégué CGT. "Etre repris par un groupe sidérurgique allemand, c’est une très bonne nouvelle, on sait qu’ils sont sérieux, qu’ils ont une longue histoire avec la sidérurgie, et que, quand ils ont un projet, en général ils s’y tiennent." Il y a moins d’un an, le groupe sidérurgique Liberty Steel rachetait le site d’Ascoval, dans le Nord et celui d’Hayange, en Moselle. Aujourd’hui, les finances sont dans le rouge, il faut un nouveau repreneur. Après des années d’attentes trompées, de rebondissements, de doutes et d’angoisses, les salariés d'Ascoval n’ont qu’un seul souhait : un projet pérenne. "Le schéma industriel que Saarstahl nous a présenté est cohérent, et il va dans le sens de l’écologie donc de l’avenir. Partout dans le monde, il y a des remises en question des produits carboniques. L’idée est de faire des produits sidérurgiques issus de la filière électrique."

Jeudi 1er juillet, le ministre de l’économie Bruno Le Maire et la ministre déléguée à l’industrie Agnès Pannier-Runacher ont annoncé la signature de l’accord de principe pour la reprise par Saartahl. "Aujourd’hui on est 270, si ce projet voit vraiment le jour, on pourrait dépasser les 300 salariés d’ici septembre. On va créer une 4ème équipe. Les allemands  vont nous ramener du volume. Dans 3 ans on devrait être aux alentours de 550 000 tonnes de volume par an contre 300 000 tonnes aujourd’hui, ce qui voudrait dire une 5ème équipe. On passerait de 300 à 340 salariés. C’est le début d’une belle aventure", prédit Nassim Bardi. La transaction devrait être finalisée d’ici la fin de l’été.

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