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Avesnes-sur-Helpe : des riverains manifestent en soutien aux arrêtés anti-pesticides

Une soixantaine de personnes se sont rassemblé pour manifester leur soutien aux arrêtés municipaux antipesticides, samedi 20 juillet. / © Capture d'écran France 3
Une soixantaine de personnes se sont rassemblé pour manifester leur soutien aux arrêtés municipaux antipesticides, samedi 20 juillet. / © Capture d'écran France 3

Devant la sous-préfecture d'Avesnes-sur-Helpe, samedi 20 juillet, des manifestants affirment leur soutien aux arrêtés anti-pesticides. Depuis le mois de mai, plusieurs maires du secteur ont édicté des arrêtés pour encadrer davantage l'épandage des pesticides, arrêtés que l'État a jugé illégaux.

Par Laura Lévy

Depuis 3 ans, devant la maison de Nadine et Gérard, des champs à perte de vue. Pommes de terre et blé traités à coups de pesticides.

"On vit au milieu de la nature, on mange à l'extérieur, on pend notre linge dehors et on pense que s'il y a des pesticides, ils vont se poser dessus... On est plus ou moins contaminés. Il faudrait même réglementer dans toute la France. Ce serait bien si on pouvait commencer par notre région", explique Nadine.
 
Avesnes-sur-Helpe : les riverains en faveur des arrêtés anti-pesticides
Reportage de Laura Lévy et d'Antoine Morvan

Le propriétaire, hollandais, ne respecterait pas la réglementation française. Les élus de plusieurs communes de l'Avesnois, lassés par ces exploitants peu scrupuleux, ont pris des arrêtés anti-pesticides.
 

Arrêtés jugés illégaux 


Une décision approuvée par de nombreux riverains, mais jugée illégale par l'État. Les maires concernés sont menacés d'un recours devant le tribunal administratif s'ils ne retirent pas cet arrêté. C'est le cas du maire d'Ohain, Alain Rattez.
 

"Je n'ai pas l'intention de le faire pour l'instant. On va attendre que M. le sous-préfet veille bien nous réunir et nous donner des explications, assume-t-il quelque peu remonté.

L'arrêté que j'ai pris fait partie de mes fonctions puisqu'un maire est quand même responsable de la santé publique de sa population", se défend-il. "Et avec les pesticides déversées à proximité des habitations, je la considère en danger. On demande une réglementation un peu plus sévère."

Malgré l'avis défavorable de l'État vis-à-vis de ces arrêtés, le combat continue. Une pétition lancée par les habitants a déjà recueilli 15 000 signatures. Une délégation composée de riverains et d'associatifs sera reçue par le sous-préfet mardi 23 juillet, dans l'après-midi.
 

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