Douai : 4 ans après, l'affaire Kamel Kerrar toujours sans réponse, la famille dépose une nouvelle plainte

Le décès de Kamel Kerrar, retrouvé le 26 décembre 2014 pieds et mains liés dans la Scarpe, à Douai, n'a toujours pas été élucidé. Des preuves essentielles ont disparu pendant l'enquête. La famille a déposé une nouvelle plainte pour relancer les recherches, qui ne croit pas à l'hypothèse du suicide.
Le décès de Kamel Kerrar n'a toujours pas été élucidé, 4 ans après.
Le décès de Kamel Kerrar n'a toujours pas été élucidé, 4 ans après. © Capture d'écran France 3
Ils entendent bien obliger la justice à poursuivre ses recherches. La famille de Kamel Kerrar et leur avocat ont déposé une nouvelle plainte, mardi 13 août. Leur but : savoir enfin pourquoi des pièces à conviction essentielles à l'élucidation de la mort de Kamel ont disparu.

"Puisque le procureur de la République ne souhaite pas le faire à Douai, c'est nous qui le demandons par la désignation nouvelle d'un juge d'instruction, qui va pouvoir et devoir, à la demande de la famille, essayer d'expliquer comment autant d'erreurs aussi graves, dans un contexte comme celui-ci, peuvent avoir été commises", explique Maître Damien Legrand, l'avocat de la famille.
   

Retrouvé pieds et mains liés dans la Scarpe


Nous sommes le 26 décembre 2014. Le corps de Kamel Kerrar est retrouvé dans la Scarpe pieds et mains liés. Les débuts de l'enquête sont chaotiques. Des preuves cruciales disparaissent : les vêtements portés par la victime se perdent au commissariat de Douai, une lettre anonyme désignant des coupables reste introuvable au palais de justice. Le mystère de la disparition de Kamel Kerrar reste entier.
 
Douai : l'affaire Kamel Kerrar toujours pas élucidée, la famille dépose une nouvelle plainte

"Tout ce que je demande au procureur de la République et au commissariat de Douai, c'est de faire leur travail. Parce que le travail a été bâclé depuis le départ. Et si ce travail avait été fait correctement dès le début, on n'en serait pas là et on n'aurait pas à déposer des plaintes", condamne avec fermeté Abdelhafid Kerrar, le frère de Kamel.
 
En avril 2016, les policiers de Douai avaient conclu à un suicide. Avant qu'un nouveau juge ne se saisisse de l'affaire. Aujourd'hui, si aucune réponse satisfaisante n'est apportée à leur nouvelle plainte, la famille et leur avocat se réservent le droit d'attaquer l'État pour fautes.
 
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