Dunkerque : de nouvelles mesures sont prises alors que l'épidémie s'aggrave

La situation sanitaire se dégrade brusquement dans le Dunkerquois, le taux d'incidence est désormais de 515 cas pour 100.000 habitants. La préfecture du Nord réagit et prend de nouvelles mesures, notamment dans les écoles, qui ne satisfont pas les maires de l'agglomération. 

L'aggravation de l'épidémie dans la ville de Jean Bart incite la préfecture du Nord à prendre de nouvelles mesures.
L'aggravation de l'épidémie dans la ville de Jean Bart incite la préfecture du Nord à prendre de nouvelles mesures. © Illustration - FREDERIK GILTAY

L'épidémie bondit ces derniers jours dans le Dunkerquois. Le taux d'incidence est désormais de 515 cas pour 100.000 habitants, deux fois plus que la moyenne du département.

Il n'était que de 384 la semaine dernière. La présence du variant anglais sur le territoire accélère les contaminations, selon la préfecture du Nord. Certaines communes comme Leffrinckoucke sont particulièrement touchées, le taux d'incidence y est à plus de 1000. 

À l'hôpital, la capacité d'accueil dans le service de réanimation de l'hôpital de Dunkerque est pleine et des malades sont transférés vers d'autres hôpitaux. 

 

Dunkerque : de nouvelles mesures sont prises alors que l'épidémie s'aggrave ©France 3 Nord Pas-de-Calais

L'inquiétude monte, à tel point que les maires de l'agglomération ont réclamé la fermeture des collèges et des lycées dès lundi, soit une semaine avant les vacances scolaires, pour freiner la dynamique de l'épidémie.

Une mesure que la préfecture n'a pas prise ce samedi, au grand dam des maires et en particulier de Patrice Vergriete, le maire de Dunkerque. 

"Horaires décalés" et plus de distanciel dans les écoles

La préfecture du Nord prévoit tout de même que dans les écoles maternelles et élémentaires, l'arrivée et la sortie des classes s'effectueront dès lundi en horaires décalés "afin d'éviter les attroupements aux abords des écoles".

De leur côté, les collèges et les lycées fonctionneront en mode mixte : alternant entre présentiel et distanciel. La préfecture précise que "chaque école et établissement informera les familles de l'organisation retenue". 

Plus de tests et de vaccins 

Alors qu'une campagne de dépistage est en cours dans plusieurs communes de l'agglomération, l'offre de tests et de vaccins sera renforcée, annonce la préfecture. "Un nouveau dispositif de médiateurs de 'lutte anti-Covid' va être déployé pour réaliser au même moment des tests, effectuer le contact tracing et délivrer des messages de prévention."

Le masque sera également obligatoire partout dans l'espace public, sur l'ensemble des communes du Dunkerquois, dès le dimanche 14 février. La préfecture veut renforcer les contrôles, notamment ceux réalisés aux frontières avec la Belgique et le Royaume-Uni. 

Enfin, la préfecture recommande "de limiter les déplacements vers et à l'extérieur de la CUD (communauté urbaine de Dunkerque : ndlr) et de la communauté de communes des Hauts de Flandres et de restreindre autant que possible ses contacts rapprochés à la sphère familiale". 

Des mesures jugées trop faibles par Patrice Vergriete

Ces mesures prises par l'Etat ne convainquent pas les maires de l'agglomération et en particulier le premier d'entre eux, Patrice Vergriete (PS), maire de Dunkerque.

Celui-ci réagit vivement : "les décisions de l'Etat (...) ne répondent en rien aux demandes que les maires ont formulées unanimement ces derniers jours. Elles ne sont pas adaptées à la réalité de notre territoireet manquent de pragmatisme local. Ces décisions sont un mauvais signal envoyé à nos soignants mais aussi à l'ensemble de la population dunkerquoise". 

 

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