Frontière Belge : après les inondations meurtrières, une journée de deuil national à Comines en 5 images

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Écrit par Daniel Ielli avec Frédérik Giltay
A Comines-Warneton en Belgique, les drapeaux devant le monument aux morts sont en bernes à l'occasion de la journée de deuil national décrétée après les inondations meurtrières.
A Comines-Warneton en Belgique, les drapeaux devant le monument aux morts sont en bernes à l'occasion de la journée de deuil national décrétée après les inondations meurtrières. © Frédérik Giltay / FTV

Ce mardi 20 juillet, veille de la fête nationale en Belgique, est une journée de deuil après les inondations meurtrières. A Comines, drapeaux en berne, rideaux des commerces baissés, minutes de silence : notre journaliste photographe fixe en 5 clichés ce temps d'hommage et de solidarité.

Jusqu'en 1668, Comines était une seule et même commune. Depuis, il y a Comines, ville française du département du Nord et Comines-Warneton, juste de l'autre coté du pont qui enjambe la Lys dans la province de Hainaut en Belgique. Entre les deux, les liens sont comme une évidence et en cette journée de deuil national dans le royaume, le drapeau belge et celui de la France sont en berne.

Deux drapeaux en berne

Depuis le début de la matinée ce mardi 20 juillet, les drapeaux sont abaissés dans toutes les villes et villages de Belgique. Juste avant la minute de silence prévue, les sirènes de la police, des pompiers, des bâtiments officiels, ont retenti à midi à travers le pays. A Comines-Warneton, Alice Leeuwerck la bourgmestre tenait tout particulièrement à associer la France aux cérémonies. Devant le monument aux morts, sur la façade de la maison communale, le drapeau français est présent, en berne lui-aussi.

Des rideaux baissés

Dans la rue principale de Comines-Warneton, rue du Faubourg, certains commerces ont baissé leur rideau toute la journée en hommage aux victimes des inondations. C'est le cas du magasin Albert Sport. D'autres se sont associés symboliquement quelques minutes.

Une minute de silence

Il est midi ce mardi 20 juillet. Les cloches de celle qu'on appelle la cathédrale de la Lys, l'église Saint Pierre et Paul de Comines-Warneton, raisonnent. A 12h01, une minute de silence commence ici, comme dans toute la Belgique. Devant la maison communale, 12 agents se sont rassemblés autour de la bourgmestre de Comines-Warneton, Alice Leeuwerck, visage baissé. L'instant est solennel, à la prière, au recueillement. Toutes et tous ont une pensée pour les 31 victimes des inondations, selon un bilan encore provisoire.

Les voitures à l'arrêt

Alors que le roi Philippe et le Premier ministre fédéral, Alexander De Croo, font le déplacement à Verviers, l'une des communes les plus touchées par les récentes inondations, le pays tout entier se fige à la mi-journée. Dans leur véhicule, les habitants de Comines ou les conducteurs de passage dans la commune, s'arrêtent. Au beau milieu de la route, autour du rond-point, peu importe.

Une solidarité sans faille

Malgré le deuil national, et alors que beaucoup ont tout perdu ces derniers jours, la population fait preuve d'une très grande solidarité. A Comines, côté français, les habitants répondent aussi à l'appel de la Donnerie, une association qui s'est immédiatemment mobilisée. Au lendemain des inondations survenues de l’autre côté de la frontière, sa présidente, Carine Damarez, a voulu agir. Un premier camion est déjà parti, direction la commune d’Heule où les dons ont ensuite été répartis selon les besoins et les zones les plus sinistrées. Une nouvelle collecte pour nos voisins belges est organisée ce mardi après-midi et mercredi 21 juillet toute la journée.

Le bilan provisoire des intempéries en Belgique s'établit à 31 morts mais les services de secours continuent leurs recherches : 70 personnes sont encore portées disparues. La journée de deuil laissera place demain à une fête nationale bien particulière dans le royaume.

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