Pas reconnus en état de sécheresse, plusieurs communes des Flandres protestent en envoyant de la terre à Paris

© FLAVIEN BELLOUTI / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS
© FLAVIEN BELLOUTI / FRANCE 3 NORD PAS-DE-CALAIS

Cette reconnaissance permettrait aux habitants d'être indemnisés.

Par Q.V avec Clélia Bayard

Les élus des Flandres ont mal digéré le rejet, par l'État, de la reconnaissance d'une quinzaine de communes à l'état de catastrophe naturelle pour la sécheresse en 2018, et ils le font savoir. 

 

"Qu'ils sortent de leurs bureaux"


"Il faut peut-être qu'ils sortent de leurs bureaux" grince le maire d'Hazebrouck Bernard Debaecker, pour "voir sur place ce qui se passe vraiment, qu'on leur explique vraiment la situation."
 
Pas reconnus en état de sécheresse, des maires des Flandres envoient de la terre à Paris
Cécile Foucault, sinistrée d'Estaires ; Isabelle Buchez, sinistrée d'Estaires ; Bernard Debaecker, maire d'Hazebrouck (DVD) - Reportage de Clélia Bayard et Flavien Bellouti. Montage de Valérie Biville.

Car ils reprochent à l'État de s'être basés sur de simples données de pluviométrie pour rendre cette décision, sans avoir été sur le terrain. Plusieurs maires ont donc décidé d'envoyer à Paris, par colis, des échantillons de terre et d'argile de leurs communes pour qu'ils soient analysés par le Bureau de recherches géologiques et minières (BGRM)

 

"50 000 euros" de travaux


L'État de reconnaissance naturelle n'est pas anodin : il ouvre la voie à des indemnisations pour les foyers qui ont souffert de cette sécheresse. C'est le cas de plusieurs habitants d'Estaires, qui ont vu leur maison se fissurer au fil des mois. 

"Je suis venue dans la chambre faire du nettoyage et j'ai vu une fente" témoigne l'une d'elle. "Ça me fait peur. Je ne me dis pas que la maison va s'écrouler, mais ça peut s'agrandir, ça peut se casser encore beaucoup plus !"

"Il y en a à peu près pour 50 000 euros, rien que pour a remettre en état" déplore une autre Estairoise. "On attend un petit peu d'aides quand même, on a toujours payé nos assurances, on a toujours payé nos impôts..."
 

Sur le même sujet

Les + Lus