"Nos vies valent 150 euros" : les agents de propreté de l'hôpital de Valenciennes en grève contre la prime Covid

Les agents de propreté du centre hospitalier de Valenciennes (Nord) ont entamé, ce mardi 30 juin, leur 4e jour de grève : ils exigent une prime Covid de 1 500 euros, au lieu des 150 promis par la société Onet, leur employeur.
Les agents de propreté du centre hospitalier de Valenciennes (Nord), sous-traités par le groupe Onet, demandent une prime covid de 1 500 euros.
Les agents de propreté du centre hospitalier de Valenciennes (Nord), sous-traités par le groupe Onet, demandent une prime covid de 1 500 euros. © Emmanuel Quinard/France 3 Hauts-de-France
"C'est une prime de la honte", martèle Mélanie Dinato. Cette déléguée syndicale CGT au centre hospitalier de Valenciennes (Nord) a entamé, ce mardi 30 juin, son 4e jour de grève avec les 110 autres agents de propreté de l'hôpital.

Tous sont employés par la société privée Onet et manifestent pour toucher une "vraie prime Covid" : 150 euros leur ont été promis. Ils réclament 1 500 euros. Une somme perçue par de nombreux soignants et personnels hospitaliers.

"On ne nous a promis que 150 euros parce que nous sommes une entreprise sous-traitée par l'hôpital", explique Mélanie Dinato qui exige également une "reconnaissance du travail en milieu sensible".
 

Une grève largement suivie


La nouvelle est tombée vendredi dernier : "Quand nous avons appris que nous ne serions remerciés qu'avec 150 euros, nous n'avons pas hésité longtemps à nous mettre en grève."

Le mouvement est suivi par 98 % des 110 salariés employés d'Onet et, "il est soutenu par de nombreux personnels hospitaliers".
 

"Nous avons travaillé six jours sur sept, nous avons fait des heures supplémentaires, nous avons décalé nos congés, nous avons risqué d'être contaminés. Et, à la fin, on ne touche que 150 euros."

Mélanie Dinato, déléguée syndicale CGT



La déléguée syndicale raconte également un quotidien difficile avec des journées qui peuvent atteindre 13 heures de travail : "Il y avait de la fatigue. Au début de la crise, nous ne pouvions même pas nous protéger suffisamment : il n'y avait pas assez de masques de protection pour nous."
 

Au quatrième jour de grève, aucune discussion n'est en cours avec la direction de l'hôpital qui, en tant que "donneuse d'ordres", pourrait appuyer la demande des grévistes. "Le groupe Onet devra suivre la demande", fait savoir Mélanie Dinato.

Contacté par la rédaction, ce mardi 30 juin, le groupe Onet n'a pour le moment pas souhaité répondre à nos sollicitations. 
 


 
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