Valenciennes : les surveillants pénitentiaires manifestent pour alerter sur leurs conditions de travail

C'est peut-être le premier jour d'une longue contestation dans les prisons. A Valenciennes, les surveillants ont manifesté pour ce premier "mardi noir" et promettent de recommencer chaque semaine s'ils ne sont pas entendus.

Les surveillants pénitentiaires demandent notamment une revalorisation de leur salaire.
Les surveillants pénitentiaires demandent notamment une revalorisation de leur salaire. © S. Gurak / France 3
Ils sont réunis depuis 6h devant la maison d'arrêt de Valenciennes. Tractage à la sortie de l'autoroute, grève : les personnels pénitentiaires manifestent, ce mardi 19 février, pour alerter sur leurs conditions de travail.

Une initiative lancée par une intersyndicale qui compte réitérer cette action, déjà baptisée "mardi noir", chaque semaine jusqu'à obtenir gain de cause. "On a des collègues agressés, mordus, qui se font cracher dessus, insulter chaque jour. Notre direction nous suit au niveau de l'établissement mais pas au niveau national ou régional", alerte Amin Medjber, secrétaire national Horizon Justice CFE-CGC.
 
Valenciennes : les surveillants pénitentiaires en grève pour de meilleures conditions de travail
>> Maxime Lictevout et Sébastien Gurak

 

Prochaine mobilisation à Vendin-le-Vieil ?


Parmi les revendications de la dizaine de manifestants, des hausses de salaire et une meilleure reconnaissance de leur métier. Michael Witkowski travaille dans l'établissement depuis 4 ans et pointe autre problème : les projections qui viennent de l'extérieur des murs de la prison. Il en a compté 90 le week-end dernier. 
 
"Les personnes arrêtent leur véhicule, descendent avec des sacs et projettent des colis, téléphones portables, stupéfiants, tous les produits prohibés par-dessus les murs d'enceinte", note-t-il. Des quoi générer trafic et racket à l'intérieur de l'établissement. Face à ces phénomènes, les surveillants se disent dépourvus de moyens et en manque d'effectif.  

Pas de commentaire de la part de l'administration pénitentiaire alors que les représentants syndicaux ont été reçus à 15h en sous-préfecture. Leurs actions symboliques devraient quand même continuer tous les mardis. La semaine prochaine, l'établissement choisi pourrait être Vendin-le-Vieil, fief de la contestation du personnel pénitentiaire l'an passé.

 
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