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L'ex-maire d'Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville renonce à son appel

Gérard Dalongeville en août 2013. / © AFP
Gérard Dalongeville en août 2013. / © AFP

L'ancien maire socialiste d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) Gérard Dalongeville, condamné en août 2013 à trois ans de prison ferme pour détournements
de fonds publics, s'est désisté de son appel à quelques semaines du procès qui devait avoir lieu à la cour d'appel du Nord.

Par AFP

Gérard Dalongeville, actuel conseiller municipal d'opposition, "acquiesce" ainsi au jugement prononcé contre lui par le tribunal correctionnel de Béthune
et "ne participera pas aux débats qui auront lieu lors du procès prévu en décembre", a indiqué le parquet général de Douai, confirmant une information
de la Voix du Nord.


M. Dalongeville avait été condamné le 19 août 2013 par le tribunal correctionnel de Béthune à quatre ans d'emprisonnement, dont trois ferme, à cinq ans d'inéligibilité et à 50.000 euros d'amende, pour détournements de fonds publics, délits de favoritisme et usages de faux, au préjudice de la commune du
bassin minier dont il a été maire de 2001 à 2009.

Retour en prison pour Gérard Dalongeville ?

Gérard Dalongeville pourrait retourner en prison ou bénéficier d'une alternative à l'incarcération, comme un placement sous bracelet électronique, "c'est à l'appréciation du juge d'application des peines de Béthune", a indiqué le parquet général. Gérard Dalongeville et son conseil n'étaient pas joignables dans l'immédiat pour expliquer les motivations qui ont conduit à ce renoncement.

Le procès, prévu du 8 au 19 décembre, aura tout de même lieu, puisque pas moins d'une dizaine de personnes avaient fait appel du jugement. Gérard Dalongeville avait fait immédiatement appel de sa condamnation, ce qui lui avait permis de se représenter lors des élections municipales en mars, qui
avaient vu l'élection du candidat Front national (FN), Steeve Briois, dès le premier tour. Gérard Dalongeville avait obtenu 9,77% des suffrages, lui
garantissant un siège dans l'opposition.

En renonçant à se défendre devant la cour d'appel, il renonce de fait dans le même temps à ce mandat en raison de la peine d'inéligibilité à laquelle il est
condamné. En première instance, M. Dalongeville avait été reconnu coupable d'avoir mis en place avec son ancien premier adjoint chargé des finances, Claude Chopin, et l'homme d'affaires Guy Mollet, un système de fausses factures entre 2006 et avril 2009, au bénéfice de sociétés qui n'avaient jamais honoré les prestations correspondantes.

Pour l'ancien maire, qui avait réclamé, sans succès, que le président François Hollande vienne témoigner à la barre, l'argent de la commune d'Hénin-Beaumont avait été détourné par son ancien adjoint, M. Chopin, au profit du Parti socialiste, des accusations de financement occulte dont il n'avait jamais apporté la preuve lors de son procès.

Elu maire (divers gauche) en 2001, Gérard Dalongeville avait été mis en examen en avril 2009, puis révoqué en Conseil des ministres et exclu du Parti socialiste, qui l'avait réintégré après sa réélection face à une liste FN où Marine Le Pen figurait en deuxième position. Il a passé près de neuf mois en détention provisoire.

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