Covid-19 - Face à un taux d'incidence en forte hausse dans l'Oise, l'hôpital de Beauvais ouvre une unité de soins intensifs respiratoires

Publié le Mis à jour le
Écrit par Christelle Juteau-Lermechin
Monitoring d'un patient en service de réanimation pour Covid-19, ici à Compiègne le 22 septembre 2020.
Monitoring d'un patient en service de réanimation pour Covid-19, ici à Compiègne le 22 septembre 2020. © FTV / T. Porlon

L’Oise entre dans la nouvelle année à reculons. Les contaminations s’envolent et les hôpitaux se préparent au pic de la cinquième vague. C'est le cas au centre hospitalier de Beauvais.

L’Oise commence mal l’année. Dans le sud de la région, limitrophe de l’Île-de-France, le taux d’incidence frôle 1 600 cas de Covid-19 pour 100 000 habitants. Le coupable, c’est le variant Omicron qui est plus contagieux que le variant Delta. L’hôpital de Beauvais est déjà dans le rouge : malgré l’ouverture des lits demandés par l’agence régionale de la santé avant les fêtes de Noël, le taux d’occupation de son service de réanimation est proche de 100 %, avec onze patients Covid et six patients souffrant d’autres pathologies. Tous les patients Covid en réanimation sont non-vaccinés.

Des patients Covid hospitalisés quotidiennement

Selon la direction de l’hôpital Simone Veil, l'ensemble des ressources disponibles est mobilisé pour faire face à l’évolution épidémique, avec un variant Omicron particulièrement contagieux. La régulation du SAMU 60 connaît une forte pression. Les appels de patients symptomatiques nécessitant une évaluation médicale se multiplient. En plus d’une activité hivernale soutenue (grippe, accidentologie...), le Service d’Accueil des Urgences (SAU) s’adapte à l’augmentation des admissions liées au Covid-19. Même si le variant Omicron est moins virulent que le Delta, chaque jour certains patients nécessitent une hospitalisation.

Ouverture d’une unité de soins intensifs

Aujourd’hui, l’établissement accueille près de 60 malades du Covid-19. Ils étaient jusqu’à 150 lors des vagues précédentes. "C'est moins, mais on n’est pas encore au pic de la cinquième vague", explique Eric Guyader. Le directeur du centre hospitalier, et désormais également du regroupement Creil-Senlis, se prépare à des semaines éprouvantes. "Malgré notre anticipation avec l’ouverture de six lits supplémentaires dans le service de réanimation en décembre, le service est quasi saturé, indique-t-il. C’est pourquoi je dois trouver des solutions pour pousser les murs d’ici les prochaines semaines. On va trouver des lits. Il le faut."

L’hôpital beauvaisien va donc ouvrir une unité supplémentaire de soins intensifs respiratoires avec des lits exclusifs Covid-19 pour les patients nécessitant une surveillance. Quatre lits pour commencer, puis huit selon les besoins. De plus, la direction a remis en place le système d’hospitalisation à domicile pour les cas les moins graves comme durant la première vague.

Les agents sont fatigués

Pour l’heure, l’hôpital limite le recours aux déprogrammations des opérations les moins urgentes. Il lui reste donc une marge de manœuvre à condition qu’il n’y ait pas trop d’absentéisme.

Selon David Cotu, représentant syndical Force ouvrière, le personnel est fatigué. "Plus de cent agents manquent actuellement à Beauvais, dénombre-t-il. Ceux qui restent sur le front font des heures supplémentaires. Lorsqu’on a le Covid et qu’on est asymptomatique, on est prié de continuer de travailler pour ne pas gripper la machine."

Grève prévue le 27 janvier

Symptôme révélateur de la crise sociale autant que sanitaire, en pleine cinquième vague, le syndicat FO appelle à la grève le 27 janvier pour réclamer l’augmentation du point d’indice, qui est gelé depuis six ans.

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