Crash d'un avion de tourisme en Seine-et-Marne : les précisions d'une source proche du dossier

Un avion de tourisme s'est écrasé ce dimanche 18 avril à Saint-Pathus, au nord de la Seine-et-Marne. Plus tôt, l'appareil avait fait une halte à l'aéroport de Beauvais, dans l'Oise. Une source proche du dossier nous apporte de nouveaux éléments.

L'avion a été retrouvé vers 14 heures dans un champ à Saint-Pathus, en Seine-et-Marne.
L'avion a été retrouvé vers 14 heures dans un champ à Saint-Pathus, en Seine-et-Marne. © France Télévisions

Quatre personnes ont été tuées dimanche 18 avril à Saint-Pathus, en Seine-et-Marne, dans l'accident d'un avion de tourisme. Le crash est survenu à une vingtaine de kilomètres des pistes de l'aéroport de Roissy, au nord de Paris. Un peu plus tôt dans l'après-midi, l'engin avait fait une halte à l'aéroport de Beauvais-Tillé, dans l'Oise. 

Vingt-quatre heures après le drame, une source proche du dossier nous apporte quelques précisions. D'après les derniers éléments recueillis ce lundi soir, "une collision avec un oiseau pourrait être à l'origine de l'accident."

Qui pilotait l'avion au moment du crash ?

Selon les éléments transmis par l'aérodrome de Lognes-Emerainville, "il s'agissait d'un vol d'instruction". Un vol d'instruction est un vol pendant lequel un instructeur forme des élèves pour la délivrance d'une licence ou d'une qualification de pilote. 

D'après notre informateur, l'instructeur, un homme de 37 ans, était reconnu comme "un professionnel aguerri et un très bon pédagogue". À Colmar, où il a été chef pilote dans l'un des aéro-clubs de la région, "il était très apprécié par ses collègues". À bord de l'avion ce dimanche, se trouvaient à ses côtés 3 élèves, dont l'un d'entre eux était âgé de 40 ans. "En fait, s'il y a eu une halte à Beauvais, c'était pour faire un changement de pilote et donc d'élève. C'est le principe d'un vol d'instruction. Les élèves passent chacun leur tour et l'instructeur est là pour superviser", précise notre source. Impossible donc de savoir qui pilotait l'avion au moment de l'accident : "Peut-être que l'instructeur a repris les commandes s'il y a eu une panne ou autre, peut-être pas. Dans ce cas-là, il n'est pas facile de savoir qui pilotait. L'enquête devra le déterminer." Le bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a indiqué à l'Agence France Presse (AFP) avoir ouvert une enquête.

Que sait-on sur l'avion ?

Selon le site FlightRadar, l'avion a perdu 900 pieds, soit l'équivalent de 275 mètres, en moins d'une minute. L'engin était un Robin DR400, un avion léger mesurant sept mètres de long, neuf mètres d'envergure et pouvant accueillir jusqu'à 4 personnes : "C'est un modèle que l'on retrouve beaucoup dans les aéro-clubs français. Il est fabriqué en Côte-d'Or. C'est un avion très réputé et solide." Concernant les conditions de vol, "il y avait quelques petites secousses, mais rien d'inquiétant, en tout cas, rien qui n'explique ce qu'il s'est passé." Une enquête judiciaire a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de l'accident.

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
aéroport beauvais-tillé économie transports transports aériens accident faits divers