Embarrassé par les épisodes de pollution, Spontex limoge le directeur de l'usine de Beauvais

L'usine Spontex de Beauvais, en août 2019. / © Romane Idres / FTV
L'usine Spontex de Beauvais, en août 2019. / © Romane Idres / FTV

Le directeur de l'usine Spontex de Beauvais Jean-Jacques Rospars a été démis de ses fonctions, mardi 17 septembre. La direction du groupe a décidé de limoger le chef d'entreprise après trois épisodes successifs de pollution cet été 2019.

Par Valentin Pasquier

Le directeur de l'usine Spontex de Beauvais a été démis de ses fonctions, mardi 17 septembre. Jean-Jacques Rospars, à la tête du site isarien de production d'éponges ménagères depuis un an et demi, a appris son départ lors d'une convocation au siège du groupe à Colombes (Hauts-de-Seine), convocation qui fait suite aux trois épisodes successifs de pollution qu'a engendré l'usine en août 2019. La contamination d'un cours d'eau atenant avait soulevé de vives critiques des pouvoirs publics et des riverains.

 


"Nous avions demandé son départ lors d'un CSE extraordaire jeudi dernier et la direction a entendu notre demande, souligne Emmanuel Villain, délégué syndical CGT à l'usine de Beauvais. On lui reprochait surtout des gros problèmes de communication avec les pouvoirs publics, la préfecture et la Mairie de Beauvais".
 

Sanctionné pour la pollution du ru Saint-Nicolas

Le suppléant de Jean-Jacques Rospar a déjà étré désigné. Régis Borrega, présent dans le groupe depuis 20 ans, ancien directeur de production et directeur de la recherche, est entré en fonction le jour-même. Les syndicats sont plutôt confiants : "c'est quelqu'un qui a de l'expérience, qui connaît très bien l'entreprise," confie Emmanuel Villain.

Jean-Jasques Rospar paie les pots cassés de la crise du mois d'août. Les 3 ,5 et 27 août, des épisodes de pollution ont été constatés dans le ru Saint-Nicolas, petit cours d'eau passant au sein de l'usine et arroseant certains jardins beauvaisiens. Le 28 août, alertée par les riverains, la maire (ex-LR) Caroline Cayeux avait pressé la préfecture d'agir pour mettre fin à la souillure. L'usine avait dû stopper sa production pendant deux semaines par décision préfectorale.

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