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Le député de l'Oise Maxime Minot ovationné à l'Assemblée pour son discours contre l'homophobie

Âgé de 31 ans, Maxime Minot est député LR de la septième circonscription de l'Oise / © Alexis Sciard/IP3 PRESS/MAXPPP
Âgé de 31 ans, Maxime Minot est député LR de la septième circonscription de l'Oise / © Alexis Sciard/IP3 PRESS/MAXPPP

Mercredi 5 juin, le député de l’Oise Maxime Minot a interpellé le gouvernement à l’Assemblée Nationale pour dénoncer les violences homophobes. Son discours engagé a été récompensé par une standing ovation des parlementaires.

Par MCP

"L’homophobie a désormais un ou plutôt des visages. Ces regards effarés, ces figures tuméfiées, ces pommettes défoncées, ces lèvres fendues". C’est par ces mots que Maxime Minot, député de la septième circonscription l’Oise, a débuté sa question au gouvernement.

Le 5 juin 2019 à l’Assemblée Nationale, l’élu Les Républicains a pris la parole pour dénoncer les violences homophobes. "À Lille, Paris, Besançon, Lyon, des femmes et des hommes sont menacés, insultés et parfois même frappés parce qu’ils sont homosexuels" a-t-il déclaré depuis sa tribune.

Après deux minutes de discours, le trentenaire a été largement applaudi par ses confrères parlementaires, qui se sont même levés pour lui offrir une standing ovation comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.  
 

"C’est vrai qu’en tant que député de droite, on ne m’attendait pas sur ces questions-là, reconnaît le jeune élu que nous avons joint par téléphone. C’est un sujet sensible car certains craignent que cela ne heurte leur électorat et j’avoue que je me suis senti comme un ovni pendant les premiers mois de mon mandat. Mais finalement avec beaucoup de discussions, on arrive à faire changer les mentalités".

Depuis sa prise de parole, Maxime Minot affirme avoir reçu plus de 800 messages de soutien. "C’est inconcevable que des jeunes se suicident encore en 2019 parce qu’ils sont victimes d’actes homophobes" s’insurge le député. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont également salué sa prise de parole. 
 
 
 

Dans son discours, il demande notamment au gouvernement de prendre le problème à bras le corps et d'appliquer les mesures promises à l’automne dernier. Le gouvernement avait notamment proposé de mettre en place des référents formés à la prise en charge des victimes dans les gendarmeries et les commissariats. "Mais malgré ces annonces, rien n’a été mis en place, dénonce Maxime Minot. Dans l’Oise par exemple, il n’y a aucun référent dans les brigades. Ce sont des belles paroles mais il faudrait surtout que ce soit effectif dans les territoires".

Suite à son discours à l'Assemblée, Laurent Nunez, secrétaire d’état auprès du ministre de l’Intérieur, a répondu que "522 référents avaient été déployés en zone police et 175 en zone gendarmerie". Il assure également que le gouvernement a fait de cette cause une priorité. "Nous sommes totalement déterminés et mobilisés" a-t-il conclu.
 

Les agressions homophobes en forte hausse

Dans un rapport publié en mai dernier, l’association SOS Homophobie affirme avoir recueilli 1905 témoignages d’actes LGBTphobes soit une augmentation de 15% par rapport à 2017. "C’est la troisième année consécutive d’augmentation des signalements que notre association enregistre" peut-on lire dans ce rapport. Encore plus alarmant : le nombre d’agressions physiques signalées est en hausse de 66% par rapport à 2017. Ce sont ces chiffres qui ont alerté le député Maxime Minot, engagé depuis le début de son mandat dans la défense de la communauté LGBT.

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