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Deux policiers de Creil mis en examen pour “faux en écriture publique”

Le tribunal d'Amiens / © France 3 Picardie
Le tribunal d'Amiens / © France 3 Picardie

Mise en examen de deux policiers de Creil, soupçonnés de "faux en écriture publique". L'un d'eux entretenait une relation avec une plaignante rapporte l'AFP.  

Par Halima Najibi et l'AFP

Fin août 2018, un homme est mis en examen pour "viol sur son ex-compagne". L'accusé apprend plus tard par son fils de 10 ans que celle-ci avait une relation avec l'un des policiers qui s'est occupé de l'affaire, rapporte l'AFP. 

Son avocat a demandé une requête en nullité pour manquement à l'obligation d'impartialité du policier.
 
ITW Maître Gallier
Des propos recueillis par Marie Benoist et Nagib Benghezalla - Maître Gallier avocat de l'accusé

Le 26 février dernier, la Cour d'appel d'Amiens a prononcé la fin des poursuites contre l'homme accusé de viol sur son ex-compagne. Ainsi que la mainlevée de son contrôle judiciaire et le dessaisissement du juge d'instruction, selon un arrêt consulté par l'AFP. 

Selon la Cour, l'officier de police "a pris une part très importante dans la procédure d'enquête (...) alors qu'il était l'amant de la plaignante". "Il y a eu une machination contre moi: en 48 heures, je me suis retrouvé déféré, mis en examen pour une procédure criminelle sans aucune preuve, sur aucun fait", a déploré l'homme auprès de l'AFP.

L'avocate des policiers (Maître Bougoufa) contactée elle aussi, n'a souhaité faire aucun commentaire invoquant le secret de l'instruction et la présomption d'innocence. L'affaire a été transférée auprès du Tribunal de Grande Instance d'Amiens. 

Les deux policiers ont été mis en examen en mars pour "faux en écriture publique ou authentique par un dépositaire de l'autorité publique" et la femme pour "dénonciation calomnieuse", selon un avis à victime consulté par l'AFP.

Tous trois ont été placés sous contrôle judiciaire, qui interdit notamment aux deux policiers d'exercer leurs fonctions de police judiciaire, selon une source proche du dossier, alors que l'enquête de l'IGPN (police des polices) se poursuit.  

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