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Grève des urgences : Creil, Beauvais et Compiègne rejoignent la manifestation nationale

La grève des urgences a connu une forte mobilisation en Picardie / © S. Madej
La grève des urgences a connu une forte mobilisation en Picardie / © S. Madej

Ce mardi 2 juillet, une partie du personnel en lutte des urgences de trois hôpitaux picards s’est rendu à Paris pour répondre à l’appel national. Le reste des grévistes est resté en Picardie pour manifester sur place.

Par Boris Granger

Ils étaient une cinquantaine au matin de ce mardi 2 juillet à répondre à l'appel national. Membres du personnel des urgences des hôpitaux de Creil, Beauvais et Compiègne-Noyon, ils ont pris le bus direction Paris pour rejoindre la manifestation au départ de Bercy avec pour objectif final le ministère de la santé.

Engagés dans le mouvement depuis le 31 janvier 2019, les paramédicaux du service d'accueil des urgences de Creil dénoncent une détérioration des conditions de travail : manque de moyens et de personnel, locaux vétustes, mauvaises conditions d'accueil des patients. Réunis au sein du collectif des blouses blanches des urgences de Creil, ils ont lancé une pétition en juin dernier, où sont rassemblées leurs revendications locales ainsi que les exigences nationales, portées par le collectif Inter-Urgences.
 

Forte mobilisation en Picardie

"L'essentiel des collègues est resté en Picardie pour manifester sur place", explique Loïc Pen, ancien directeur des urgences de l'hôpital de Creil qui avait fait le déplacement sur Paris. Selon le syndicaliste, ils étaient 50% de grévistes aux urgences de Beauvais contre 75% à Compiègne-Noyon et 90% à Creil.

Le mouvement a également été suivi, pour la première fois, à l'hôpital de Chauny, où le personnel s'est réuni devant le bâtiment pour y déposer des banderoles et informer le public. Jeudi dernier, c'était à l'hôpital de Saint-Quentin qu'une cinquantaine de membres du personnel s'étaient regroupés pour une distribution de tracts.

Cette grève nationale, largement soutenu par le grand public, dure depuis plus de trois mois. Si les syndicats ont obtenu le déblocage de 55 millions d'euros et l'instauration d'une prime de risque de 100 euros, ils jugent toutefois l'effort insuffisant. Ils réclament aujourd'hui 10.000 embauches supplémentaires et une augmentation de 300 euros par mois.

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