VIDÉO. Covid-19 : À Arras, les Anglais et les étrangers sont les grands absents du tourisme

La crise sanitaire a contraint de nombreux Français à privilégier les vacances en France. Mais beaucoup d'étrangers ont fait de même, en restant dans leur pays d'origine. Dans la capitale de l'Artois, les Britanniques ne représentent plus qu'1 % des visiteurs estivaux. 

À l'office de tourisme d'Arras, les touristes sont là, mais la part d'étrangers a fortement diminué.
À l'office de tourisme d'Arras, les touristes sont là, mais la part d'étrangers a fortement diminué. © FRANCE 3 NORD-PAS-DE-CALAIS
Sur la place des Héros à Arras, les touristes sont là. Mais à l'office de tourisme, les demandes de renseignements se font plus rares. 

Au guichet, une famille de touristes anglais a préféré le Pas-de-Calais au sud de la France, au vu des circonstances sanitaires. "On ne se sentait pas trop d'aller si loin, on a préféré rester dans le nord du pays", argumente la mère de famille. 
ARRAS - Covid-19 - Difficultés pour le tourisme de mémoire ©France 3 Nord Pas-de-Calais
Mais ces Britanniques font figure d'exception cette année. Le tourisme étranger s'est effondré dans la capitale de l'Artois : "En 2019, nous avions 32 % de touristes étrangers dont 14 % d'Anglais. Actuellement, nous sommes à 12 % d'étrangers pour 1 % d'Anglais", constate Christian Berger, directeur de l'office de tourisme d'Arras.

Un pass pour avoir des réductions sur les sites touristiques

Ce sont ainsi des touristes différents qu'il faut séduire. "Nous faisions notre chiffre d'affaires sur des gros volumes, des groupes. Aujourd'hui, ils ne sont plus là, nous avons dû réinventer notre façon de vendre", poursuit Christian Berger.

Une nuitée dans un hôtel d'Arras peut désormais permettre d'obtenir des réductions dans les lieux touristiques de la ville et de la région. Cela a été rendu possible par la mise en œuvre de cette opération. 

Dans le centre-ville, les hôtels ont été fortement touchés par l'annulation du Main Square Festival. Le recours au Pass' Émotion est donc un précieux relais. À l'hôtel Mercure, un client sur quatre a réservé grâce à cette formule. "Ça plaît beaucoup, ça permet d'accéder à tous les sites avec un tarif moindre. La clientèle vient en dernière minute donc ça permet d'obtenir des prix accessibles", admet Cyrille Longuet, directeur de l'établissement.

Des visites presque privées face aux restrictions sanitaires

À la carrière Wellington, le mémorial d'Arras, les Néo-Zélandais sont les grands absents. Avec 700 000 visiteurs depuis son ouverture en 2008, le lieu est pourtant l'un des sites les plus courus, étape importante pour les amoureux d'histoire et de mémoire.  Désormais, la descente dans la carrière se fait selon des conditions extrêment restreintes : des groupes de 8 personnes maximum, toutes issues d'une réservation commune. "Nous ne mixons plus les familles, c'est vraiment une visite privée, les visiteurs ont le guide rien que pour eux", certifie Antoine Leyval, guide à la carrière Wellington. L'occasion de découvrir de façon privilégiée à 20 mètres sous terre, l'histoire qui s'y est déroulée il y a 103 ans.
Poursuivre votre lecture sur ces sujets
tourisme économie