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Berck-sur-mer : 3 choses à savoir sur l'hôpital maritime qui fête ses 150 ans

L'hôpital maritime de Berck a été construit en 1869, pour soigner les enfants atteints de scrofule, une maladie d'origine tuberculeuse. / © IP3 PRESS/MAXPPP
L'hôpital maritime de Berck a été construit en 1869, pour soigner les enfants atteints de scrofule, une maladie d'origine tuberculeuse. / © IP3 PRESS/MAXPPP

Pour célébrer ses 150 ans d'existence, l'hôpital maritime de Berck retrace son histoire à travers une exposition. Pour cette occasion, voici trois anecdotes à connaître sur cet établissement de la célèbre station balnéaire du Pas-de-Calais.

Par Manon Pélissier

L'hôpital maritime de Berck fête ses 150 ans. À travers une exposition accessible au sein même de l'hôpital jusqu'au 18 juillet 2019, l'établissement retrace son histoire de sa création, en 1869, jusqu'aux années 20. L'occasion de revenir sur trois anecdotes qui caractérisent cet établissement historique du Pas-de-Calais.


L'hôpital de Berck est parisien


L'établissement est en réalité une annexe des hôpitaux parisiens : il dépend de l'Assistance publique - Hôpitaux parisiens (AP HP). Pour comprendre cette filiation, il faut remonter au milieu du XIXe siècle. À cette époque, les hôpitaux parisiens ont l'habitude de confier les enfants orphelins à des familles de la région. Parmi ces familles, deux femmes veuves, Madame Duhamel et Madame Brillard, comme l'explique l'hôpital sur son site.

Les deux veuves font profiter leurs protégés des joies de la mer et découvrent les effets bénéfiques de l'eau iodée sur ces enfants atteints de scrofule, une maladie d'origine tuberculeuse qui provoquent des ganglions au cou impressionnants.
 
Hôpital Maritime de la ville de Paris

Au vu des résultats sur les enfants, les hôpitaux parisiens décident de construire un hôpital en bord de mer, tout d'abord en bois, en 1861. L'hôpital de Berck, tel qu'il existe aujourd'hui, sera construit et inauguré par l'impératrice Eugénie en 1869. Il se nommera d'ailleurs l'hôpital Napoléon jusqu'à la chute de l'Empire. 
 
Berck-sur-Mer - Hôpital Maritime


L'hôpital a accueilli des patients connus


Au début des années 2000, le débat sur l'euthanasie est relancé en France. L'élément déclencheur : la lettre de Vincent Humbert à Jacques Chirac, qui lui demande "le droit de mourir".

Vincent Humbert, tétraplagique, muet et quasiment aveugle à la suite d'un accident de la route, faisait partie des patients de Berck. Il était hospitalisé au centre hélio-marin de Berck, puis au service réanimation de l'hôpital maritime, peu avant qu'il meure. Sa mère avait finalement réussi à lui donner la mort en 2003, en injectant des barbituriques dans ses perfusions. Elle a bénéficié d'un non-lieu en 2006.
 

Autre patient célèbre : Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef du magazine féminin Elle. Victime d'un accident cérébral, il est atteint du syndrome d'enfermement, appelé le "locked-in syndrom", littéralement "enfermé à l'intérieur de soi-même". Jean-Dominique Bauby logeait dans la chambre 119 de l'hôpital, comme le précise France Bleu.

Il raconte son histoire dans une autobiographie intitulée Le Scaphandre et le papillon, adaptée au cinéma en 2007. Si vous avez déjà regardé le film éponyme, vous connaissez déjà indirectement l'hôpital de Berck. Le tournage a d'ailleurs eu lieu dans la ville.
 
  

Pendant 1914-1918, il devient un hôpital de guerre


Pendant la Grande Guerre, les enfants laissent la place à des soldats britanniques blessés. Un des internes de l'hôpital est touché au front, une balle dans la tête. Il viendra en rééducation à Berck et pourra travailler à nouveau. Durant la Seconde guerre mondiale, l'établissement subit une destruction quasi totale. Il est reconstruit dans les années 50 et se spécialise dans la rééducation. 
 
Hôpital maritime de Berck

Aujourd'hui, l'établissement est spécialisé dans la prise en charge de personnes atteints de problèmes neurologiques, de personnes âgées atteints de poly-pathologies dépendantes et d'obésité morbide. Il possède également un service de gériartrie. Un centre de balnéothérapie existe toujours, alimentée par de l'eau de mer, comme autrefois.

Chaque année, 1 000 patients sont accueillis et restent en moyenne plus de deux mois dans cet établissement de santé. La moitié des patients provient de la région parisienne, mais de nombreux nordistes font aussi désormais partie des pensionnaires. 
 
La Côte d'Opale

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