En raison de la grève des infirmiers-anesthésistes, des opérations sont reportées à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais

Publié le Mis à jour le
Écrit par Isabelle Girardin
En raison de la grève des infirmiers-anesthésistes, des opérations sont reportées à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais
En raison de la grève des infirmiers-anesthésistes, des opérations sont reportées à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais © France Télévisions

Depuis ce lundi, les infirmiers anesthésistes sont en grève partout en France pour dénoncer le manque de reconnaissance de leur métier. Ils organisent une semaine de "bloc mort". Conséquence à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer, seulement un tiers des opérations programmées cette semaine pourra être réalisé.

Ils sont 25 infirmiers-anesthésistes à l'hôpital Duchenne de Boulogne-sur-Mer et tous sont en grève ! Ils réclament une meilleure reconnaissance de leur profession, ce qu'ils appellent "une grand injustice" face à leur parcours professionnel.

"Nous réclamons un statut d’auxiliaire médical en pratique avancée" explique Pierre-Yves Le Coz. "C'est un statut qui nous tient cœur. À l’hôpital, il y a de plus en plus de carence de médecin, des anesthésistes mais aussi des urgentistes et malheureusement sous leur couvert, on travaille de plus en plus en autonomie. C’est pourquoi nous réclamons une reconnaissance de notre travail au quotidien."

Un bac + 5 mais sans le salaire 

2 ans obligatoires de travail avant de passer un concours puis 2 ans de formation. "C'est un bac + 5 que nous avons, mais pas le salaire qui va avec cette reconnaissance de diplôme et de formation". Même si Olivier Véran, ministre de la santé a pris des engagements pour une vraie reconnaissance de cette profession d'anesthésiste exerçant une pratique avancée, rien n'a été mis en place.

En début de carrière, un IADE gagne 1500 net comme un infirmier classique auquel vient s’ajouter une prime de 180 euros brut par mois. Le syndicat national des infirmiers-anesthésistes demande une revalorisation de salaire de 500 euros par mois.

Aujourd'hui, tout le personnel hospitalier est à bout de souffle et les infirmiers-anesthésistes sont en colère. Alors qu'ils ont été au front au plus dur de la crise épidémique, ils se mobilisent. Sans infirmier anesthésiste, les blocs opératoires ne peuvent pas fonctionner et de nombreuses opérations sont donc reportées à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer comme partout en France : "Nous faisons en sorte de conserver la cancérologie et les blocs qui nécessitent des équipes très spécifiques" précise Pierre-Yves Le Coz. "Cette semaine, nous ne serons que cinq à sept infirmiers par jour, contre une quinzaine en temps normal.

Même situation au CHAM de Rang-du-Fliers, où 100% des infirmiers anesthésistes étaient eux aussi en grève ce lundi. Les urgences ont tout de même étaient assurées. 

Les infirmiers-anesthésistes sont en lutte depuis plus d'un an. Des collectifs d'infirmiers anesthésistes (IADE) partout en France ont appelé  un mouvement de grande ampleur. Un préavis de grève, déposé par la CGT, couvre la période du 2 au 11 novembre.

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