VIDEO. À Nantes, au coeur du chantier du Dragon de Calais

Le Dragon de Calais devra pouvoir transporter 50 personnes. / © France 3 / P. Rousselle
Le Dragon de Calais devra pouvoir transporter 50 personnes. / © France 3 / P. Rousselle

Début novembre, la créature fera son arrivée à Calais. La structure presque achevée, le Dragon des mers s'apprête à présent à revêtir ses écailles de bois, dont les couleurs sont gardées secrètes.

Par CS et ML

Deux ans après que le projet a été présenté au public, le Dragon des mers prend forme au sein des ateliers de la compagnie « La Machine » à Nantes. Le squelette est à présent presque achevé : le cou est désormais surmonté d’une tête. «  La greffe est en cours de prise, c’est-à-dire que mécaniquement on lui a accroché aux cervicales, souligne Pierre Bellivier, qui s'en est occupé. Mon travail d’aujourd’hui, ça va être de faire les connexions des différents fluides qui vont lui permettre de s’exprimer par des effets. » Car la bête devrait être capable de cracher du feu, de la fumée ou encore de l’eau.
 

Achevée, la machine sera composée de 72 tonnes de bois, de métal, de cuir... Le chantier présente, à chaque étape de la construction, de nouveaux défis. « Les ailes, c’est un lieu de croisement entre du tissu, de la mécanique, du vent et le dragon, expose Richard Rewers, constructeur de décors. Ça représente beaucoup de contraintes, sachant que l’aile a tendance à avoir de la rotation, du haut-bas, du repli-dépli. Ça ne paraît pas, mais sur un ensemble de 120m d’envergure ça fait beaucoup de problèmes. »
 
VIDEO. A Nantes, au coeur du chantier du dragon de Calais

Et les ailes ne sont pas les seules composantes à battre. Les paupières, les yeux, la bouche, la langue seront autant de parties mobiles. Le saurien, comme son cousin l’éléphant nantais, devra être capable d’emmener en balade 50 à 60 passagers. « Il y a plus d’une centaine de degrés de liberté, donc de mouvements, explique Yves Orlot, roboticien. Coordonner tout ça à la main, c’est juste impossible. Donc il y a besoin d’une automatisation. »
 

Environ 70 personnes sont impliquées dans la conception de ce que le directeur artistique de la compagnie désignait  en juin comme « l’aventure la plus grosse, la plus complexe » qu’ait connu « La Machine ». « On sent l’aventure collective lorsqu’on se promène de lieu en lieu, constate François Delarozière alors que l’animal est de sortie pour des essais techniques. Plus on va assembler le dragon, moins l’idée d’aventure collective apparaîtra, plus ce dragon, lui, deviendra visible, deviendra une entité vivante. »
 

La créature quittera les ateliers nantais pour un spectacle prévu le premier week-end de novembre dans la cité des six bourgeois. Elle devrait ensuite s’établir dans un abri transparent situé sur le front de mer. Une caverne en construction, qui devrait être achevée fin octobre.
 

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