Fusillade : deux mises en examen sur fond de trafic de stupéfiants "devenu une réalité dans la ville" de Courrières

Jeudi 11 mai, un homme a été blessé par arme à feu à Courrières, près du centre-ville dans ce qui s'apparentait à un règlement de compte. Une conférence de presse avec le maire, le préfet du Pas-de-Calais et le procureur de la République s'est tenue aujourd'hui dans la ville pour faire le point sur la situation.

"Nous avons vécu une situation inédite sur la commune. Nous souhaitons participer à la lutte contre la délinquance à notre niveau. Ce n’est plus au maire et à la police municipale de gérer cette affaire, elle n’en a plus les moyens. Nous nous tournons donc vers les services de l’Etat", a pour sa part expliqué Christophe Pilch, maire de Courrières. "L’objectif est partagé, il nous faut désormais des moyens pour obtenir des résultats face aux événements que nous avons connus."

Le préfet du Pas-de-Calais Jacques Billant a qualifié les faits de "graves", qui ont "choqué la municipalité". (…) "Des actions ont été menées depuis la survenue de cette fusillade", a précisé le préfet avant de rappeler le développement de la "vidéo protection" sur trois axes : 1. Occuper le terrain, là où il le faut, quand il le faut pour  : 2. Développer des capacités d’investigation" tout en 3. poursuivant le travail de partenariat avec le maire". Le préfet a estimé que la délinquance était "contenue" à Courrières mais que "le trafic de stupéfiants est devenu une réalité dans la ville". 

Thierry Dran, procureur de la République a déclaré qu'une "information judiciaire est en cours, deux personnes sont mises en examen et sont en détention". Selon lui, les faits sont "atypiques dans une ville comme Courrières" et nécessitent un traitement via un Groupe Local de Traitement de la Délinquance, qui, sous l’autorité du procureur de la République est un outil de travail "chirurgical" pour lutter contre ce phénomène. Pour lui, le GLTD permet de cibler pour une durée limitée un site d’action en associant tous les acteurs de la sécurité. "On cible un quartier ou des familles sur une thématique plus ou moins précise, et cela nous permet de faire respecter la loi", a-t-il précisé.