La montée du RC Lens en L1 "pas remise en cause", assure la LFP après la suspension des descentes d'Amiens et Toulouse

Publié le Mis à jour le
Écrit par YF avec AFP

"On va réexaminer" le format de la Ligue 1, a indiqué mardi à l'AFP Didier Quillot, directeur général exécutif de la Ligue (LFP), après que le Conseil d'Etat a suspendu la relégation d'Amiens et Toulouse, ouvrant peut-être la voie à un championnat à 22 équipes.
 

"La montée de Lens et de Lorient n'est pas remise en cause par cette ordonnance (du Conseil d'Etat)", a assuré mardi Didier Quillot, le directeur général de la LFP, dans un entretien accordé à l'Agence France Presse (AFP). "Nous avions décidé de jouer à 20. On nous demande de réexaminer cette décision, on va la réexaminer, mais cela ne veut pas dire forcément qu'on va jouer à 22. On va essayer de tout faire en bon ordre. D'abord, le format, les participants aux compétitions puis le calendrier définitif de la saison 2020-21. Notre objectif n'a pas changé, il reste de démarrer la saison 2020-2021 le week-end du 22-23 août."

"La Ligue va faire, en liaison avec la Fédération (FFF), ce que le Conseil d'Etat lui demande de faire, c'est-à-dire réexaminer le format de la L1 pour la saison 2020-2021", a-t-il ajouté. "Nous allons convoquer nos instances. La FFF va aussi convoquer son Assemblée fédérale, tout ça avant le 30 juin. Le juge s'appuie sur une question de forme, la convention LFP-FFF qui n'a pas encore été adoptée. On va appliquer l'instruction du juge et réexaminer la question. On va faire ça dans les prochains jours."

"Le Conseil d'administration a considéré que la L1 se joue à maximum 20 clubs. C'est aussi le cas de la convention entre la LFP et la FFF, et ce depuis 40 ans. Mais on va réinterroger à nouveau le Conseil d'administration".

Mardi, le juge Bertrand Dacosta a donné raison à Amiens (19e de L1) et Toulouse (20e), qui contestaient une rétrogradation "arbitraire" alors qu'il leur restait neuf journées pour tenter de se maintenir. Il a estimé qu'établir un classement final "n'entraînait pas nécessairement" une relégation et que celle-ci portait une "atteinte grave et immédiate" aux intérêts des clubs, selon les termes de l'ordonnance.

 

 

Amiens avait signalé que la disparition programmée de la Coupe de la Ligue, en libérant plusieurs dates, ouvrait de nouvelles opportunités au calendrier. Mais la LFP lui avait répondu que l'élargissement n'était pas possible, notamment en raison de la convention la liant à la FFF qui interdisait, pour la saison 2019-2020, une L1 avec plus de 20 participants. Or ce texte expire le 30 juin et "ne sera plus applicable pour la saison 2020-2021", a indiqué le juge qui a enjoint les deux instances à "réexaminer la question du format de la Ligue 1 (...) d'ici au 30 juin."

La Fédération française de football (FFF), de son côté, a dit dans un communiqué "prendre acte" des décisions. Une autre ordonnance du Conseil d'État sera tout aussi décisive pour elle: celle concernant le recours d'une trentaine de clubs amateurs qui contestent leurs relégations, attendue pour mercredi ou jeudi.