Famille accusée d’actes de torture : ouverture du procès aux assises de Saint-Omer

La famille est accusée d'avoir fait subir des actes de tortures en juillet 2017 à ses trois employés roumains qu'ils jugeaient responsables de cambriolages. Son procès s'ouvre ce 6 septembre, aux assises de Saint-Omer.
La cour d'assise de Saint-Omer, en juin 2021.
La cour d'assise de Saint-Omer, en juin 2021. © Frédérik Giltay / France télévisions

Quatre ans après les faits, les neuf accusés doivent répondre de leurs actes devant la justice depuis lundi 06 septembre, 9h. Plusieurs membres d'une famille de forains sont accusés d'avoir infligé des actes de torture à trois personnes roumaines. 

Retour en arrière. En 2017, une famille installée sur le front de mer de Wimereux, une station balnéaire de la Côte d'Opale, employait à leur domicile plusieurs personnes. Lorsqu'un parent de la famille se fait cambrioler, le personnel de maison est soupçonné. "Un parent de ces forains, le frère du père, a été victime d'un cambriolage et ils ont suspecté les Roumains. En guise de représailles et pendant quelques heures, les mis en cause ont fait subir des pires sévices aux trois hommes, comme des brûlures causées par un décapeur thermique ou des simulacres de pendaison dans une caravane à Wimereux", expliquait à l'époque une source judiciaire à l'AFP.

L'avocat d'un des membres de la famille accusée, Me Julien Delarue, a expliqué à La Voix du Nord la version de son client : "La famille a mené sa propre enquête. Ils ont eu des suspicions à l’égard de leurs employés roumains. Quand ils apprennent qu’ils vont partir, la famille décide de leur poser des questions. Mais d’un coup, la situation s’enflamme. L’explication musclée donne lieu à des violences durant une partie de la nuit." Finalement, les bourreaux les abandonnent dans la nuit de La Chapelle-d'Armentières à plus d'une heure en voiture de Wimereux. 

Il y a en tout neuf accusés, des membres de la famille et des amis, qui comparaissent tous libres à ce procès. Ceux qui sont poursuivis pour actes de torture ou de barbarie risquent la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès commence ce lundi 06 septembre et doit se terminer le 21 septembre.

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