Les partis du gouvernement sont marginalisés à Beautor où l'usine NLMK, qui employait 10% de la population de la commune, a fermé ses portes en 2016. Les habitants ont exprimé leur colère dans les urnes en votant Front national (40%) et France insoumise (22%).
Avant sa fermeture il y a un an, l'usine NLMK employait 206 salariés. Didier en faisait partie. "Pour moi, c'est Marine. Le changement, si ça peut faire quelque chose. Mais les autres, faut même pas compter sur eux".
Son collègue Dominique a opté pour Jean-Luc Mélenchon. Mais au second tour, son bulletin ira pour Marine Le Pen. Une révolte dans les urnes... "Cette révolte a été un peu particulière. Il n'y a pas eu beaucoup de bruit, ils ont travaillé jusqu'au bout, et ils ont espéré plein de choses. On leur avait promis la reprise, et jusqu'au bout ils y ont cru, je crois", regrette Nadine Joré, maire (SE) de Beautor
L'usine structurait la vie sociale. Avec la fermeture de l'usine, ce sont près de 500.000 euros de rentrées annuelles qui vont bientôt manquer sur un budget municipal de 3,6 millions.
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