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Découverte du centre de conservation archéologique dans la Somme

A l'occasion des journées nationales de l'archéologie, le centre archéologique de Ribemont-sur-Ancre ouvre exceptionnellement ses portes ce week-end au grand public, pour tout savoir de la conservation des objets après les fouilles.

Des anthropologues montrent aux visiteurs comment sont rangés des os humains trouvés lors de fouilles. Ribemont-sur-Ancre, le 17 juin 2017
Des anthropologues montrent aux visiteurs comment sont rangés des os humains trouvés lors de fouilles. Ribemont-sur-Ancre, le 17 juin 2017 © Amira Bouziri
Le Centre archéologique départemental de Ribemont-sur-Ancre ouvre rarement ses portes au public. Il garde et conserve tout ce qui a été trouvé sous terre ces dernières années dans le département de la Somme.

Pour les admirer, c'est l'occasion ce week-end, où des visites sont organisées pendant les journées nationales de l'archéologie 2017 qui s'achèvent le 19 juin.

© Journées nationales de l'archéologie

La mission du centre : conserver le mobilier prélevé par les archéologues, l'inventorier et le mettre en valeur. Pour que tous ces objets continuent à vivre mais aussi à servir aux chercheurs. Des objets qui témoignent de divers époques : romaine ou gauloise par exemple. De nombreuses pièces de monnaie, des poteries ou encore des os humains.

Les anthropologues de l'association les Amis du CADRA expliquent aux visiteurs comment le centre est organisé. Pour chaque matériau, une pièce dédiée qui respecte les caractéristiques de conservation de chacun. Les enduits peints ont besoin d'une forte humidité par exemple, contrairement au métal.

Isabelle Dubreucq-Queyrat, gestionnaire des collections du centre de conservation de Ribemont-sur-Ancre, explique la méthode de tri et de rangement du mobilier archéologique aux visiteurs.
Isabelle Dubreucq-Queyrat, gestionnaire des collections du centre de conservation de Ribemont-sur-Ancre, explique la méthode de tri et de rangement du mobilier archéologique aux visiteurs. © Amira Bouziri

Isabelle Dubreucq-Queyrat, gestionnaire des collections du centre de conservation, explique le travail minutieux qui doit être fait pour trier chaque objet trouvé : du petit os au morceau de céramique. Tout est photographié, répertorié puis rangé dans des caisses. En 40 ans de fouille, 30 000 fiches ont été réalisées. On retrouve les objets les plus exceptionnels au musée de Picardie où 270 d'entre eux proviennent de Ribemont-sur-Ancre.

durée de la vidéo: 00 min 40
Interview d'Isabelle Dubreucq-Queyrat, gestionnaire des collections du centre de conservation ©France 3 Picardie


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