Suppression de postes chez Airbus - 290 emplois menacés sur le site Stelia à Méaulte : "C'est un véritable choc"

Sur les 1545 postes que compte le site Stelia Aerospace, filiale d'Airbus à Méaulte dans la Somme, 290 devraient être supprimés, soit près de 20% de l'effectif. Un coup de massue pour les salariés. Des discussions doivent encore avoir lieu la semaine prochaine entre syndicats et direction. 

290 emplois devraient être supprimés sur le site Stélia de Méaulte dans la Somme
290 emplois devraient être supprimés sur le site Stélia de Méaulte dans la Somme © Google Maps
Le couperet est tombé. Ce seront 290 emplois qui pourraient être supprimés sur le site Stelia, filiale d'Airbus, à Méaulte près d'Albert dans la Somme. 

212 ouvriers et 78 cadres concernés par le plan

"Pour nous, c’est trop élevé. On ne s’attendait pas à ça, c’est un véritable choc", regrette Tony Peret, secrétaire du syndicat FO à Méaulte. "Sont concernés 212 cols bleus et 78 cols blancs", détaille-t-il désabusé. 
 

Reports des commandes à cause du coronavirus

L'entreprise qui fabrique les pointes avant des avions Airbus, subit les conséquences de l'épidémie de coronavirus. "Ils prévoient une baisse d’activité, soupire Tony Peret. Les clients n’ont pas forcément besoin d’avion aujourd’hui. Ils reportent leurs commandes". C'est autant d'argent qui ne rentrera pas dans les caisses d'Airbus et qui oblige l'entreprise à se séparer de près de 15 000 emplois dont 5000 en France.

Malgré le contexte, "le carnet de commande reste plein pour 8 à 10 ans sur le site de Méaulte. Il y aura toujours besoin des pointes des avions. Et on n’imagine pas la possibilité de produire avec ce nombre de personnes en moins​​​​​​", s'étonne Tony Peret.

Des discussions la semaine prochaine

Touché mais pas abattu, le syndicaliste annonce : "On va tout mettre en oeuvre pour réduire ce chiffre". Dès vendredi 3 juillet, doit se tenir un CSE local sur le site de Méaulte, qui devrait détailler les annonces de ce jeudi. Des discussions entre Stelia et les syndicats doivent également se tenir dès lundi 6 juillet. "On va déjà aller à la table des discussions pour négocier. La grève, ce n'est pas dans notre politique. On ne l'utilisera qu'en dernier recours. On va tout faire pour ne pas avoir à envisager cette option", assure-t-il. 
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