5 chiffres clés sur l’aéronautique dans les Hauts-de-France

La région Hauts-de-France, terre historique de l’aéronautique, est touchée de plein fouet par la crise du transport aérien provoquée par l’épidémie de Covid-19. Voici cinq chiffres clés pour mieux comprendre l’implantation de ce secteur économique dans la région.
 

L'aéroport Albert-Picardie dans la Somme, février 2019.
L'aéroport Albert-Picardie dans la Somme, février 2019. © FTV
Suite à l’annonce de la suppression de 15 000 postes chez Airbus, toute la filière aéronautique tremble dans les Hauts-de-France. Pourtant implanté dans la région depuis la Belle Époque, le secteur y emploie plus de 10 000 salariés.

1909

C’est à cette date-là, vers la fin de la Belle Époque, que les frères Caudron ont créé l’association "Aéroplanes Caudron frères". Nés à Favières dans la Somme, les deux frères ont construit plusieurs séries d’aéroplanes, très utilisés par l’armée pendant la Première Guerre mondiale. Leur entreprise ensuite renommée "Société des avions Caudron" a d’abord été implantée au Crotoy puis à Rue avant d’être délocalisée à Issy-les-Moulineaux puis Lyon.

Figures de l’aviation française, les frères Caudron ont aussi créé en 1910 la toute première école de pilotage du monde dans la Somme. L’école d’aviation a ensuite été transférée dans l’Ain en 1928.

10 200 emplois directs

Selon une étude de la Chambre de Commerce et d'Industrie, la filière aéronautique des Hauts-de-France comptabilise près de 10 200 salariés, soit 3,8% de l’industrie régionale. "On estime que sur l’ensemble de ces salariés, environ 4 300 sont exclusivement dédiés aux activités aéronautiques en région" précise l’étude.

À elle seule, l’usine Stelia Aérospace de Méaulte, dans la Somme, emploie 1545 personnes de manière directe, sans compter des centaines d’emplois en sous-traitance. La filière d’Airbus fabrique notamment des pointes avant d’avions.

700 pointes assemblées

Avant la crise, Stelia Aérospace assemblait 60 pointes d’avions A320 par mois soit environ 700 cockpits annuels. Mais à cause de l’épidémie, la production mensuelle est tombée à 40 pointes d’avions. De même, la production des pointes d’A350 et d’A330 sont passées respectivement de 10 à 6 et de 5 à 2.
  

160 entreprises

Au total, 160 entreprises composent le secteur de l’aéronautique des Hauts-de-France. Ces dernières sont notamment implantées autour de deux zones industrielles spécialisées : Albert-Méaulte et Méru-Compiègne. Selon la Chambre de Commerce et de l’Industrie, 34 sous-traitants d’envergure européenne figurent dans cette liste, dont "2 sous-traitants classés dans le top 5 des meilleurs sous-traitants français". 

Cette même année, la marque Aer’Hauts-de-France a d’ailleurs été créée pour valoriser la filière aéronautique. Elle est représentée par un collectif de 130 entreprises mais aussi d’acteurs institutionnels comme la CCI ou encore Nord France Invest. 

1 lycée professionnel

Bac professionnels, BTS, écoles d’ingénieurs : de nombreuses formations en aéronautique sont proposées dans les Hauts-de-France. Toutefois, un lycée professionnel privé tire son épingle du jeu : il s’agit du lycée Henry Potez de Stelia Aerospace implanté à Méaulte, dans la Somme. Reconnu dans toute la France, l’établissement constitue un vivier de recrutement pour le groupe Airbus ainsi que ses filiales et sous-traitants régionaux.

La région dispose aussi de trois organismes de formation dédiés à l’aéronautique : Elisa Aerospace à Saint-Quentin, l’Institut aéronautique Amaury de la Grange à Merville et Phoenix Concordia à Oxelaëre.
 
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