JO de Paris 2024. Jérémy Stravius et Frédéric Delcourt, ils nous racontent leurs souvenirs des Jeux : "c'est une ambiance particulière"

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L'un a fait les Jeux de Los Angeles en 1984, l'autre a fait ceux de Rio en 2016. Les nageurs Frédéric Delcourt et Jérémy Stravius partagent, à l'occasion des Jeux olympiques de Paris 2024, leurs souvenirs de compétition.

À l'occasion des Jeux olympiques de Paris 2024, nous sommes partis à la rencontre d'athlètes de la région qui ont auparavant brillé lors des compétitions.

Leurs craintes et leurs espoirs du passé, l'adrénaline des épreuves, l'ambiance dans les stades, la médaille autour du cou... Ils reviennent sans détours sur leur expérience olympique. 

"Je n'ai pas eu de chance, j'ai bossé pour ça"

Frédéric Delcourt, licencié pendant une partie de sa carrière à l'Amiens SC, a brillé pendant les Jeux olympiques de 1984 à Los Angeles en décrochant l'argent sur l'épreuve de natation 200 m dos. Il avait à peine 20 ans. Ne lui dites pas qu'il s'agit d'un coup de chance, puisqu'il a "bossé pour ça". "J'ai obtenu une médaille d'argent donc forcément, ça restera un souvenir extraordinaire", lance-t-il.

Il ne se rappelle plus du nombre de personnes présentes pour assister à l'épreuve de nage sur dos. "Il devait y avoir pratiquement 10 000 personnes autour du bassin, ça fait beaucoup de bruit. Je me suis accroché au premier, l'Américain, qui était hyper favori, donc jusqu'à 50 mètres, j'étais pas très loin de lui", explique Frédéric Delcourt.

Le nageur s'était permis, pendant 150 mètres, de faire jeu égal avec l'Américain Richard Carey. Mais le dernier virage a été déterminant : le Français a été devancé d'une demi-longueur à la sortie : "j'avoue que le dernier 50 a été laborieux, mais j'ai réussi à préserver cette dernière place".

De la ferveur des supporters à la centaine de nationalités présentes, l'athlète a gardé beaucoup de beaux souvenirs de ces olympiades. "Il y a une ambiance particulière. C'est pour nous, sportifs amateurs, la plus grosse compétition. Il y a toute une ambiance, il y a le village olympique, il y a vraiment beaucoup de monde à la piscine".

Mais quand réalise-t-on sa victoire ? "Un petit peu à l'arrivée, un petit peu plus quand on est sur le podium, mais c'est surtout le soir, quand on retourne au calme, quand on est tout seul dans sa chambre" et qu'il reçoit des messages de satisfaction de tous ses proches.

"Ça reste un souvenir incroyable"

Jérémy Stravius, de son côté, note que son meilleur souvenir en tant que sportif reste "les Jeux de Rio en 2016, quand on a fait vice-champions olympiques au 4x100 m. Le natif d'Abbeville s'est dit heureux d'avoir été avec son équipe composée de Mehdy Metella, Fabien Gilot et Florent Manaudou. "Certes, on jouait la gagne, mais on savait ce jour-là qu'on n'avait pas encore de médaille. Il fallait ouvrir le compteur pour les Français", se rappelle-t-il.

L'équipe a "tout fait" pour gagner. Jérémy Stravius a même déclaré forfait sur une épreuve individuelle quelques minutes plus tôt "parce qu'on s'est dit que ça allait être trop proche pour faire une grosse performance, donc je me suis vraiment concentré pour le relais".

Lui et ses coéquipiers ont finalement décroché la médaille d'argent : "les Américains étaient plus forts que nous, mais ça reste un souvenir incroyable, le podium et tout ce qu'il y a autour, tout ce qu'on a pu donner, procurer comme émotions aux Français, c'était vraiment génial".

Pour lui, tous les drapeaux dans le stade et l'effervescence des Jeux multiplient "par 10" l'ambiance par rapport à une même compétition de même niveau, comme un championnat du monde. "C'est vraiment différent et on sent qu'on est là pour représenter la France et pour apporter des médailles au camp français", conclut-il.

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