VIDÉO. Ma vie de sportif confiné : : Tom Pelayo, 23 ans, joueur de l’USDK

Tom Pelayo, arrière-droit de l'USDK. / © Emmanuel Durieux (USDK) - FRANCE 3
Tom Pelayo, arrière-droit de l'USDK. / © Emmanuel Durieux (USDK) - FRANCE 3

EPISODE 7. France 3 Nord Pas-de-Calais donne la parole aux champions de la région contraints, eux aussi, de mettre leur activité et leur passion entre parenthèses, en raison des mesures de confinement liées au Covid-19. Ce mercredi, c'est au tour de l'arrière-droit de l'USDK, Tom Pelayo.

Par Céline Rousseaux

Quand le destin s’en mêle… A quelques jours près, Tom Pelayo aurait pu passer son confinement dans sa nouvelle maison avec jardin. Il aurait eu de l’occupation, du rangement, de la décoration à faire. Il ne manquait que la signature chez le notaire… Mais le rendez-vous, annulé pour cause de coronavirus, n’a pas pu avoir lieu.

Alors c’est dans son appartement dunkerquois de 50 mètres carrés que le handballeur professionnel de l’USDK doit s’occuper , et ronger son frein : "Passé un temps de repos qui fait du bien pour le corps et soigner les bobos en milieu de saison, c’est long !", souffle-t-il.
 
Tom Pelayo dans les airs. / © Emmanuel Durieux - USDK
Tom Pelayo dans les airs. / © Emmanuel Durieux - USDK


Dur de faire du sport


Plus de match, plus d’entrainement, et son stade de Flandres réquisitionné et transformé  en unité Covid-19 pour soulager l’hôpital. "Dans l’équipe, autour de moi, personne n’est malade, c’est plutôt rassurant mais je suis comme tout le monde, je reste à la maison. Le plus dur, c’est de réussir à faire du sport".

A part deux petits joggings depuis une semaine dans son quartier, les séances maison sont répétitives. Pas possible de travailler le cardio, alors la barre de musculation et les exercices d’entretien sont ses amis quotidiens.

"On sait ce qu’on doit faire, on a un programme, certains ont pris des haltères, des poids avant de partir. Moi j’ai une licence de STAPS donc je maîtrise les indispensables. Mais entre ce que je fais maintenant et la grosse charge de travail qu’on avait avant, il y a une sacrée différence".
 
Coronavirus : un message de Tom Pelayo, handballeur de l'USDK


Cake aux épinards


Pas de jeux de balle, pas de confrontation, et le jeune arrière droit de 23 ans commence à tourner en rond : "Quand arrive 15h, on a envie d’aller faire un tour, de sortir…. Mais on ne peut pas alors qu’il fait beau depuis plusieurs jours !"

Alors pour tuer les journées, quelques jeux vidéos de stratégie sur l’ordinateur, "une partie dure entre 30 minutes et 2h, mais au bout de deux par jour...", la série Homeland sur Netflix…

Et puis la cuisine ! "La chance que j’ai, c'est que j’ai toujours aimé faire à manger donc ça ne me pèse pas, aujourd’hui j’ai essayé un cake salé épinards-feta. Il est bien réussi, je vous donne la recette si vous la voulez ! Je me suis appliqué, mais ça fait quand même bizarre d’être chez soi en plein mois de mars. C’est la première fois que ça m’arrive, même plus jeune, en mars je jouais déjà ! J’ai l’impression d’être un retraité, d’avoir fini ma carrière et de ne pas savoir quoi faire ".


Et la saison de hand ?


Dans ce championnat emmené par le PSG,  l’USDK pointait en moitié de tableau, à égalité de points avec Saint-Raphaël, à  la 7e place avant l’interruption des matches il y a 15 jours .

"L’idéal serait de clôturer le championnat avec le classement de mi-saison". Il restait 8 rencontres à jouer, jusque fin mai. Le contact avec ses coéquipiers, Tom Pelayo le garde via leur groupe WhatsApp : "on discute, il y a ceux qui sont sur Dunkerque et ceux qui sont rentrés chez eux. Ca permet de passer un peu de temps, mais vivement qu’on retrouve un terrain de hand !".
 
 

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