Ambiance électrique chez Renault, à Cléon les salariés en grève ce mercredi

Les salariés de Renault Cléon ont été appelés à la grève pour dénoncer les accords de compétitivité. / © France 3 Haute-Normandie / Marc Moiroud
Les salariés de Renault Cléon ont été appelés à la grève pour dénoncer les accords de compétitivité. / © France 3 Haute-Normandie / Marc Moiroud

Après des débrayages mardi 29 janvier à l'usine Renault de Sandouville, une grève touche celle de Cléon ce mercredi 30 janvier. Par ailleurs, le CE de Sandouville a dû être annulé suite à l'intervention d'une centaine de salariés.

Par Carole Belingard

Les salariés grévistes protestent contre l'accord de compétitivité discuté actuellement entre la direction et les syndicats. La CGT a recensé environ 500 grévistes avant 11H00 et la direction 430, soit 17,5% de l'effectif théoriquement présent.

En cette fin de matinée, des salariés grévistes de PSA d'Aulnay-sous-Bois et Poissy ont rejoint Cléon. Trois cars et 150 personnes sont parvenus jusqu'à Cléon. Par ailleurs, des salariés d'entreprises en difficultés de la région, comme Pétroplus, M'Real et Legrand, sont venus sur le site. Une prise commune de parole a été prise.

Voir le reportage ci-dessous de Marc Moiroud et Olivier Flavien

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Grève à Renault Cléon

 


Les salariés grévistes de Cléon vont être rejoints par ceux de PSA, Legrand ou encore Pétroplus. / © Marc Moiroud
Les salariés grévistes de Cléon vont être rejoints par ceux de PSA, Legrand ou encore Pétroplus. / © Marc Moiroud

Le comité d'entreprise de Renault Sandouville interrompu


Ce mercredi 30 janvier, alors qu'un CE se tenait à Renault Sandouville, 106 salariés ont fait irruption dans la réunion. La direction a décidé de l'annuler.

En ligne de mire des grévistes : une mobilité forcée


Pour faire face à la baisse des ventes la direction demande de la souplesse aux salariés. Les accords de compétitivité portent sur un gel des salaires en 2013, une refonte des comptes épargne-temps et des mobilités obligatoires entre les sites. Cet accord n'est pas acceptable en l'état pour les syndicats. Mais la direction brandit la menace de fermeture de sites si aucun accord n'était trouvé.

"Le chantage de la direction persiste", a réagi la CGT dans un communiqué mardi soir, estimant qu'"aucune négociation n'a été possible" car "la direction a demandé aux syndicats d'acter et d'accompagner ses décisions".

 / © Marc Moiroud
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