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Abattoirs AIM : les salariés attendent les deux millions et demi d'euros promis par l'Etat

700 animaux sont abattus quotidiennement sur le site de Sainte-Cécile depuis le redémarrage de l'activité
700 animaux sont abattus quotidiennement sur le site de Sainte-Cécile depuis le redémarrage de l'activité

Un mois et demi après avoir repris le travail, les salariés s'inquiètent. Ils attendent toujours le prêt de 2.5 millions d'euros, promis par l'Etat. Il y a urgence car chaque jour le coût de fonctionnement est de 250 000 euros. Ce prêt reste donc indispensable au maintien de l'activité. 

Par Pauline Latrouitte

le 27 mars dernier, les abattoirs de la Manche ont été sauvés de justesse de la liquidation ! Leur survie ne tenait alors qu'à un fil ou plutôt à une lettre, signée Emmanuel Macron. Le ministre de l'Economie leur avait en effet promis l'octroi d'un prêt de 2.5 millions d'euros pour relancer l'activité. Sauf que ce prêt tarde à venir. Ce qui n'est pas sans conséquences.   

Les élus d'Europe Ecologie fustigent l'inertie de l'Etat

Depuis, l'activité a bien repris. Ils sont passés de 300 à plus de 700 porcs par jour. On peut s'en réjouir mais le fonctionnement de l'activité a un coût, estimé à 250 000 euros par jour. D'où la nécessité de ce prêt pour éviter des complications de trésorerie ! 
La préfecture explique ce retard par des problèmes administratifs et des difficultés à trouver une banque. Mais les élus d'Europe-Ecologie les Verts s'inquiètent. Dans un communiqué, les élus du Conseil régional fustigent l'inertie de l'Etat.

Philippe Bas demande à Emmanuel Macron d'intervenir dès cette semaine

Dans une lettre, envoyée ce lundi 18 mai, Philippe Bas, le président du conseil général de la Manche, souligne : " Il est devenu urgent que l'Etat procède à son tour, et cela dès cette semaine, au versement des sommes nécessaires à la poursuite de l'exploitation."  (...) "Cette situation met en péril les approvisionnements des abattoirs. (...)
La poursuite de l'activité de l'entreprise n'est donc possible que si l'Etat honore ses engagements sans délai, comme l'ont fait avant lui les collectivités territoriales."
(A hauteur de 2 millions d'euros : N.D.L.R)

Explications Stéphanie Lemaire et Joël Hamard


AIM : les salariés attendent le prêt de l'Etat

 

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