4 idées reçues sur le Débarquement qu'il ne faut jamais raconter à un historien

Alors que nous célébrons cette année le 80e anniversaire du Débarquement, il est de bon ton de couper court à certaines idées reçues tenaces, qui feraient saigner les oreilles des meilleurs historiens. Voici quatre anecdotes que vous avez peut-être entendues, et qu'il ne vaut mieux pas répéter.

Des bonnes histoires sur le Débarquement ? De quoi épater les copains et briller en société… Mais mieux vaut ne pas se trouver tête-à-tête avec un historien, qui traque les lieux communs. Pour éviter toute querelle, on a listé ce qu’il faut éviter de dire aux deux spécialistes du Débarquement Marc Pottier et Claude Quétel.
 

Ne dites pas que la Normandie a été libérée le 6 juin

"Bien évidemment le 6 juin a été le grand début, le moment où tout pouvait être soit réussi, soit exclu. Mais ensuite, il a fallu cent jours pour la libération complète de la Normandie. Cette opération d’importance fondamentale ne s’est pas réduite uniquement au 6 juin", s’insurge l’historien Marc Pottier.

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N'affirmez pas que la guerre a été gagnée grâce aux Américains...

"On a à l’esprit que les Américains sont les principaux acteurs du Débarquement et de la bataille de Normandie. Bien évidemment, ils ont été des acteurs fondamentaux, mais tout autant que les Britanniques, les Canadiens et que l’ensemble des autres troupes qui ont participé à cette opération militaire, à cette victoire, à ce renversement de la marée", rappelle Marc Pottier.


 

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… ni grâce à la bravoure de 177 soldats français

"Je ne méprise pas le dévouement et l’héroïsme des Français, mais enfin tout de même, il ne faudrait pas oublier les Alliés ! 177 Français du commando Kieffer : bravo, bravo, bravo ! Et les dizaines, les centaines de milliers d’Anglais, de Canadiens, d’Américains ? Et les milliers qui se font tuer ? Il ne faudrait pas que l’arbre cache la forêt !", s’indigne l'historien Claude Quétel.


 

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Surtout, ne dites pas qu’après le 6 juin, la vie des Normands était douce

"Qu’est-ce qu’on prenait au petit-déjeuner après le Débarquement ? Il n’y avait pas de café mais de la chicorée : une horreur ! Tant que les Alliés étaient sur la côte, on a vécu sur les rations. Mais lorsqu’ils sont partis se battre plus loin, les Normands ont connu une période de privation terrible pour se nourrir et se chauffer", souligne Claude Quétél. L'historien déplore la "tendance " à se focaliser sur le 6 juin sans suffisamment s’attarder sur la vie quotidienne des civils.


 

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