Des actionnaires du Stade Malherbe de Caen dénoncent une tentative d'OPA "hostile"

Dans un communiqué, deux des investisseurs historiques estiment que "l'esprit du club est menacé". Le producteur de télévision Pierre-Antoine Capton serait sur le point de détenir 67 % du capital. Le conseil de surveillance du Stade Malherbe se réunit ce lundi.
Pierre-Antoine Capton (à gauche), en conversation avec Xavier Gravelaine, le directeur général du Stade Malherbe le mercredi 18 avril avant la demi-finale de coupe de France Caen-Paris Saint-Germain.
Pierre-Antoine Capton (à gauche), en conversation avec Xavier Gravelaine, le directeur général du Stade Malherbe le mercredi 18 avril avant la demi-finale de coupe de France Caen-Paris Saint-Germain. © France 3 Normandie
Depuis des semaines, des rumeurs persistantes font état d'un possible putsch visant Jean-François Fortin le président du club (qui a lui-même du démentir en février dernier.. cf tweet ci-dessous). Des actionnaires oeuvreraient en coulisses pour renouveler l'équipe dirigeante incarnée par le tandem Fortin/Gravelaine. 



"Nous en avons assez, trop c'est trop" : deux des membres historiques du conseil de surveillance sortent du silence. Laurent Batteur et Michel Besneville sont de ceux qui ont "mis à la main à la poche" il y a dix-huit ans "pour sauver le club". Ils rappellent qu'ils ont ensuite "remis au pot" dans les moments difficiles quand "à certaines périodes de descente en Ligue 2 les finances du club furent fragilisées". Ces deux actionnaires estiment que l'heure est grave. "Trop de mensonges et de contre-vérités, trop de manigances". Ils ont décidé de vider leur sac.

Jean-François Fortin, le président du Stade Malherbe de Caen
Jean-François Fortin, le président du Stade Malherbe de Caen © France 3 Normandie


Les deux investisseurs-supporteurs considèrent aujourd'hui que l'esprit du club est menacé : "nous avons appris qu'une OPA que l'on peut qualifier d'hostile, car subie, était actuellement en cours". Sans le nommer, ils désignent Pierre-Antoine Capton, le dernier arrivé autour de la table parmi les actionnaires de référence. "Cet actionnaire non-ancré dans les valeurs normandes détiendrait 67 % du capital a minima. Même si cette OPA se faisait avec la bénédiction de Jean-François Fortin, nous pensons que cela représente un risque majeur" écrivent Laurent Batteur et Michel Besneville.

Dans un tweet par nature laconique, Pierre-Antoine Capton fait cette enigmatique mise au point :



Si une tentative de rachat est effectivement en cours, qui parmi les actionnaires est vendeur de ses parts ? Pour quel montant ? Le projet peut-il obtenir l'assentiment du conseil de surveillance où chacun des treize actionnaires de référence détient une voix ? Si Jean-François Fortin est mis en minorité, pourra-t-il conserver son fauteuil de président ? Le conseil de surveillance se réunit quelque part ce lundi dans un endroit discret. Officiellement, il y sera question "d'investissements et de sujets de ce type" selon Gilles Sergent, le président dudit conseil croisé mercredi avant la demi-finale de coupe de France. "Je ne vois pas se profiler de changement majeur", assurait-il. Voire !

Le récit de Florent Turpin :

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