Féminicide : un sapeur-pompier de 46 ans, soupçonné d’avoir tué sa femme, mis en examen pour "meurtre par conjoint"

Une femme de 38 ans est décédée dans la commune d’Ifs, près de Caen jeudi 16 juillet. Son conjoint, soupçonné de l’avoir tuée, a été mis en examen ce dimanche 19 juillet, selon la procureure de la République.
 
Soupçonné d'avoir tué sa conjointe, un homme de 46 ans, résidant à Ifs (14), est actuellement présenté à un juge d'instruction du Tribunal judiciaire de Caen.
Soupçonné d'avoir tué sa conjointe, un homme de 46 ans, résidant à Ifs (14), est actuellement présenté à un juge d'instruction du Tribunal judiciaire de Caen. © Nolwenn Le Jeune / Maxppp
Un homme de 46 ans a été mis en examen pour "meurtre par conjoint" ce dimanche 19 juillet et placé sous mandat de dépôt, selon la procureure de la République. Il avait été déféré hier au parquet et présenté au juge d’instruction du Tribunal judiciaire de Caen. Il est soupçonné d’avoir tué sa compagne, âgée de 38 ans, décédée jeudi 16 juillet à l'hôpital de Caen. 

Le couple, résidant à Ifs, dans le Calvados, était en cours de séparation. Une situation très mal vécue par le conjoint, selon nos informations. Leurs deux adolescents, qui se trouvaient dans l’est de la France chez leurs grands-parents au moment des faits, sont rentrés en Normandie le lendemain des faits.
 


Soupçonné de l’avoir étranglée

Jeudi 16 juillet vers 6 heures les secours et les forces de police avaient été appelés par un ami du couple. La victime était inanimée à son domicile, elle avait été découverte avec un sac en plastique sur la tête et un lien autour du cou. Réanimée dans un premier temps, elle était décédée à l’hôpital dans la journée. 

Lors de sa garde à vue, le conjoint avait déclaré qu’une séparation était en cours et que les époux s’étaient disputés. Sur d’éventuels gestes homicides il déclarait dans un premier temps ne pas s’en souvenir, puis s’expliquait a minima. Il niait toute intention de tuer, précise la procureure de la République. Mais les premières constatations médicales révèlent des traces de violences importantes, en décalage avec les explications a minima de la personne soupçonnée.

Selon la procureure, les enquêteurs n’ont pas trouvé trace de plaintes ou main-courantes antérieures. La séparation en cours avait généré plusieurs épisodes de conflit et la victime aurait récemment confié à une amie qu’elle avait pensé au cours d’une dispute que son mari pourrait s’en prendre physiquement à elle.
 

"Le rayon de soleil"

La victime était la directrice adjointe du centre aquatique de Bayeux, visiblement très appréciée dans son milieu. "Il y a une semaine, je lui disais qu'elle était un peu le rayon de soleil parce que c'est elle qui a réussi à fédérer l'équipe", avait déclaré vendredi Arnaud Tanquerel, adjoint au sport de la ville de Bayeux.

Selon le décompte de l'AFP, cette tragédie pourrait porter à au moins 39 le nombre de féminicides présumés depuis le début de l'année. L'an dernier, l'agence avait recensé au moins 126 cas de femmes tuées par leur compagnon ou ex, soit une femme tous les trois jours en moyenne.
 


 
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