Un hôpital pour chevaux au centre du futur campus équin de Goustranville

Le futur centre hospitalier universitaire vétérinaire équin / © Agence Jean Amoyal/Groupe Franc Architectures
Le futur centre hospitalier universitaire vétérinaire équin / © Agence Jean Amoyal/Groupe Franc Architectures

Sur son site de Goustranville, le Cirale, plus grand centre d’imagerie équine d’Europe, va doubler sa superficie pour accueillir un grand hôpital équin et un campus universitaire vétérinaire.

Par Amandine Pinault

C’est une preuve de plus, s’il en fallait, que la Normandie est bel et bien la terre du cheval.

Ce projet va contribuer au rayonnement de la Normandie, et à la mise en avant de de son excellence et de la synergie des acteurs de la filière équine.
Malika Cherrière, Présidente de Normandie équine vallée et conseillère régionale en charge de la filière équine


A Goustranville, le Cirale (centre d’imagerie et de recherche des affections locomotrices équines) prend soin du cheval depuis 20 ans. Il s’est implanté sur le site aux côtés du laboratoire de l’école nationale vétérinaire d’Alfort et du laboratoire de la Fédération Nationale des Courses Hippiques (qui réalise notamment les contrôles anti-dopage pour les chevaux de course).

Mais d’ici 2023, le site va prendre une autre dimension et Goustranville va littéralement devenir la capitale mondiale de la santé du cheval.
6 nouveaux bâtiments vont être construits, répartis en 4 pôles : le pôle entrepreneurial avec ses entreprises et ses starts up, des logements étudiants, une immense clinique vétérinaire et un amphithéâtre connecté.

Un CHU du cheval aux portes de Caen

Le site est déjà doté d’équipements d’imagerie de très haut niveau, comme une IRM et un scanner.
Un bâtiment baptisé « Kinésia » sera inauguré prochainement. Doté notamment d’une piscine panoramique et d’un tapis roulant aquatique, il sera entièrement dédié à la recherche pour la physiothérapie et à l’établissement de protocoles de soins pour les chevaux de course.
 
centre d'imagerie sur le site de Goustranville / © C.Duponchel/France Télévisions
centre d'imagerie sur le site de Goustranville / © C.Duponchel/France Télévisions

Et dans 4 ans, le centre hospitalier universitaire vétérinaire Equin de l'Ecole nationale vétérinaire d'Alfort sera délocalisé à Goustranville.
Le nombre d’étudiants sera multiplié par 4 ( d’une cinquantaine à plus de 200) : Actuellement une partie seulement des étudiants de dernière année fréquentent le site, demain, l’ensemble des 4e année viendront à Goustranville.  

Une extension de 16 hectares

Pour accueillir tous ces futurs vétérinaires, plus de 100 logements seront construits donnant au site l’allure d’un campus ou d’un village universitaire.  
Un amphithéâtre connecté diffusera formation et enseignements en France et à l’étranger.
 
logements étudiants sur le futur site de Goustranville / © Agence Jean Amoyal/Groupe Franc Architectures
logements étudiants sur le futur site de Goustranville / © Agence Jean Amoyal/Groupe Franc Architectures


Ces chercheurs et ces étudiants pourront également côtoyer le monde de l’entreprise sur le futur site. La zone « Hippolia » accueillera des starts ups et des experts du monde équin en vue d’en faire un véritable pôle de compétitivité.  
« Les jeunes pourront être sensibilisés au monde de l’entreprise, des thèses vétérinaires pourront déboucher sur des travaux de recherche » se réjouit le directeur du Cirale, Fabrice Audigie.

Le projet d’agrandissement sur 16 hectares supplémentaires a été confié au groupe Franc Architectures. Ces nouveaux locaux bâtis sur 6500 m2 vont doubler les surfaces sur le site de Goustranville.
 
Espace de vie entrepreneurial sur le futur site de Goustranville / © Agence Jean Amoyal/Groupe Franc Architectures
Espace de vie entrepreneurial sur le futur site de Goustranville / © Agence Jean Amoyal/Groupe Franc Architectures


Gabriel Franc, directeur général du groupe, explique qu’il a fallu libérer de l’espace pour permettre des accès piéton et cheval, et interdire les voitures.
« Le cheval est un animal sensible, qui nécessite d’éviter les nuisances. De plus, la confidentialité est un élément important : des propriétaires de chevaux n’ont pas envie de faire savoir que leur cheval peut ou pourrait être malade. »
Ce vaste projet, d’un montant de  35 millions d’euros sera financé par la Région Normandie et le département du Calvados. Le campus devrait ouvrir ses portes  en septembre 2023.
 

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