Dans son nouvel album, Orelsan rappe sur sa Normandie natale

Orelsan au stade Michel d'Ornano, avec le maillot du SM Caen, en 2012 / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP
Orelsan au stade Michel d'Ornano, avec le maillot du SM Caen, en 2012 / © CHARLY TRIBALLEAU / AFP

L’artiste né à Alençon a sorti un nouvel opus intitulé « La fête est finie ». A travers deux titres, « La pluie » et « Dans ma ville on traîne », il revient avec nostalgie sur la région qui l’a vu grandir et sur la ville de Caen.

Par A.P.

« Ma ville est comme la première copine que j'ai jamais eue. J'peux pas la quitter, pourtant, j'passe mon temps à cracher dessus ». Dès le début, Orelsan donne le ton. Dans son titre « Dans ma ville on traîne »,  issu de son dernier album, le rappeur décrit la ville de Caen à travers ses propres expériences, sans idéaliser le tableau.

« Entre le béton, les plaines, dans les rues pavées du centre où tous les magasins ferment » le rappeur écume tous les coins de sa ville où il a « traîné », « dansé », « dormi », « vomi »

Depuis les bars le long du port où les buveurs « devraient pas trop s'approcher du bord », jusqu’à « l'hôpital qu'on voit d'partout, pour nous rappeler qu'on y passera tous », en passant par le canal et le centre « où les bourges font les courses et les punks mendient »… Orelsan revient avec mélancolie sur « sa » ville aux cent clochers.
 


Avec des souvenirs et des détails parfois trash (la « bouteille où tout l'monde a bu dedans ») et parfois tendres (le « pont où [sa] grand-mère [l]'emmenait lancer des avions en papier », Orelsan rend ici un bel hommage à la ville où il a grandi.
 

« J'viens d'la France où on danse la chenille »


Loin de s’arrêter là, l’artiste poursuit son album sur le même thème avec « La pluie », un titre teinté de souvenirs de son enfance sans fioritures.

J'viens d'la classe moyenne, moyennement classe
Où tout l'monde cherche une place, Julien Clerc dans l'monospace
J'freestylais dans ma tête sur le bruit des essuie-glaces
Y'a la pluie en featuring dans toutes mes phrases

Ici aussi, le rappeur décrit une réalité faite de grisaille et de gens modestes : « J'viens d'la terre du milieu où y'a plein de p'tits vieux, où l'chômage et la tisane forment un cercle vicieux »
 


Mais loin de dénigrer la terre où il a vécu, Orelsan l’évoque plutôt avec nostalgie et bienveillance. « J'viens d'la France où on danse la chenille », rappelle-t-il. Et alors que le rappeur se plaint de la pluie, la voix de Stromae vient contrebalancer le tableau dans le refrain : « Mais il fait quand même beau ».

Dans le dernier couplet Orelsan l’avoue :
Si j'suis parti, c'est parce que j'avais peur de rouiller
Trempé, j'aurais jamais pensé
Qu'le mauvais temps finirait par me manquer

Et la grisaille normande lui manque tellement que sa première date de tournée aura lieu à Caen, le 2 février prochain.
 

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