Des destructions de radars automatiques en cascade la nuit dernière dans le Calvados

Trois radars automatiques ont été vandalisés dans le Calvados dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 mai 2024. Une enquête est ouverte.

Les habitants de Cheux, Noron-la-Poterie et Truttemer-le-Grand ont dû être surpris ce mercredi 8 mai, au matin, en prenant la route. Les radars automatiques fixes installés à proximité de leurs domiciles ont tous été vandalisés dans la nuit. 

En l'espèce, les équipements ont été incendiés. Totalement détruits, ils sont désormais hors-service. 

Des dégradations en série

S'agit-il d'une simple coïncidence ou d'une véritable opération anti-radar ? Une enquête de gendarmerie a été diligentée pour tenter d'apporter une réponse à cette question. D'autant qu'il ne s'agit pas du premier acte de vandalisme visant des radars automatiques ces dernières semaines. 

Mi-mars, l'équipement de contrôle de vitesse situé à Valdallière, entre Vassy et Viessoix, sur la RD512 a été recouvert de peinture. Début avril, le radar-tourelle installé sur la D962 à Montilly-sur-Noireau, sur l'axe reliant Flers à Condé-en-Normandie, a été scié. Les dégradations sont-elles l'œuvre d'une ou plusieurs personnes reliées ? Encore une fois, les gendarmes vont tenter d'éclaircir ces faits. 

Jusqu'à 7 ans de prison et 100 000 € d'amende

Trois degrés de sanctions punissent les auteurs de détériorations de radar. L'affichage d'autocollants, les graffitis ou le fait d'occulter ou bâcher la vitre d'un radar peut être puni d'une peine d'intérêt général et d'une amende pouvant aller jusqu'à 15 000 euros. 

L'auteur de l'incendie, du vol ou de l'explosion d'un radar encourt cinq ans de prison et jusqu'à 75 000 euros d'amende. Enfin, si l'action a été menée par un groupe de personnes ou un individu masqué, la peine s'élève jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.