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REPLAY - Municipales 2020 à Lisieux : ce qu'il faut retenir du débat du second tour

Qui dirigera dans quelques semaines la capitale du Pays d'Auge, troisième ville du département du Calvados ? Trois candidats sont en lice pour le 28 Juin prochain. Ils ont débattu, pendant 40 minutes, sur le plateau de France 3 Normandie. Retour sur les moments forts de ce débat.

Les trois candidats à la mairie de Lisieux sur le plateau de France 3 Normandie.
Les trois candidats à la mairie de Lisieux sur le plateau de France 3 Normandie. © France Télévisions

Lisieux est une ville à enjeux pour ce deuxième tour des Municipales 2020. La capitale du pays d'Auge avec ses 20300 habitants reste la troisième ville du Calvados. Son maire actuel SE, Bernard Aubril brigue un quatrième mandat. Il est en ballotage défavorable pour ce deuxième tour. Il y avait 6 listes au premier tour à Lisieux. Bernard Aubril n'est pas arrivé en tête mais troisième avec 21,58% des suffrages exprimés. 

C'est une triangulaire qui opposera Bernard Aubril ( Aimons Lisieux) à Sébastien Leclerc ( Lisieux Ensemble) qui est arrivé premier, avec 35,58 % des suffrages et Clotilde Valter (Tous Lisieux 2020) qui est arrivée deuxième avec 23,10%.

 

 

Revoir le débat des trois candidats de Lisieux

 

Ce qu'il faut retenir du débat du second tour, à Lisieux : 

Bien sûr, la crise sanitaire sans précédent est dans toutes les têtes. Comment les candidats ont-ils vécu cette période inédite, du confinement ?

Bernard Aubril aime rappeler qu'il a du gérer la crise depuis l'hôtel de ville, où se tenait chaque matin une cellule de veille. Sebastien Leclerc a de son coté continué au ralenti son travail de parlementaire. 

 

Le dessin de Chaunu sur ce deuxième tour des Municipales à Lisieux, avec un sortant en difficulté dans cette triangulaire. Bernard Aubril est maire de Lisieux depuis 2001.
Le dessin de Chaunu sur ce deuxième tour des Municipales à Lisieux, avec un sortant en difficulté dans cette triangulaire. Bernard Aubril est maire de Lisieux depuis 2001. © Chaunu / France Télévisions

 

Cette crise a mis en exergue la place essentielle de l'hôpital de Lisieux dans la ville  (Sébastien Leclerc, député de la troisième circonscription du Calvados) 

De son côté, Clotilde Valter retient l'angoisse ressentie par chacun pour sa propre santé et celle des proches mais aussi la solidarité qui s'est manifestée partout et à Lisieux. "L'engagement des soignants et d'autres personnes a été très fort", souligne l'ancienne secrétaire d'Etat de François Hollande. 

 

L'hôpital de Lisieux 

La direction de l'établissement a annoncé la fermeture à compter du 1er Juillet du service de médecine Interne. Il a pourtant été largement sollicité ces derniers mois. C'est dans ce service qu'ont été accueillis les malades du Covid-19. Le chef de service prend sa retraite et la direction n'a personne pour le remplacer.

Pour Clotilde Valter, c'est inacceptable et insupportable, "cela montre l'incapacité de l'hôpital Public dans son organisation à anticiper." 

Bernard Aubril regrette aussi cette décision qui s'explique, selon lui, par le manque de médecin. Sebastien Leclerc, lui, demande que l'Agence Régionale de Santé, "joue son rôle, ce qu'elle ne fait pas toujours". Le député reconnaît que Lisieux, de son côté, doit être attractive pour attirer des praticiens. Un enjeu pour le prochain premier magistrat.

 

Les commercants touchés par la crise 

Bernard Aubril, actuellement aux commandes, estime que 200 000 pelerins n'ont pas pu venir visiter la Basilique de Lisieux et par conséquent fréquenter les commerces et les restaurants du centre-ville, pendant le confinement.

Les trois candidats se rejoignent sur le fait de promouvoir la ville pour inciter les touristes à revenir visiter la capitale du Pays d'Auge. Sebastien Leclerc évoque un partenariat avec le sanctuaire pour faire descendre les visiteurs de la Basilique en centre-ville. Clotilde Valter, elle, souhaite mettre en place rapidement un plan de déplacement permettant de désengorger l'hyper-centre et d'y faire cohabiter les piétons, les deux roues et les voitures.

 

La crainte du chômage

Comment le futur maire de Lisieux peut-il limiter la casse sociale qui s'annonce avec un chômage qui risque d'exploser à la rentrée?

Bernard Aubril attend de l'aide de l'extérieur : "Il faut que la ville se tourne vers les autres partenaires que sont l'Etat, le Département, la Région et la CAF. La France doit se remettre en marche rapidement."

Sébastien Leclerc et Clotilde Valter se rejoignent sur un point : leur inquiétude pour les jeunes qui vont arriver sur le marché du travail. "Ils vont trouver des entreprises qui ne recrutent pas",  redoute l'ancienne Secrétaire d'Etat chargée de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage. C'est pourquoi "La collectivité doit se mobiliser pour les accompagner dans leurs démarches".

Même préoccupation chez le candidat Les Républicains qui envisage, cet été, d'augmenter les animations et sorties via le CCAS pour "remettre la jeunesse au centre de notre projet".

 

Et la sécurité, au coeur des préoccupations

La ville de Lisieux fût l'une des premières municipalités de la Région à installer des caméras de surveillance dans les rues. Aujourd'hui, elles sont au nombre de vingt-quatre mais elles ne fonctionnent pas la nuit. 

Bernard Aubril souhaite mettre en place des cameras infrarouge adaptées aux prises de vues nocturnes. Idem pour Sebastien Leclerc qui promet d'augmenter le parc sur toute la ville, en passant de vingt-quatre à quarante.

Sur la question d'une police municipale, les avis sont plus tranchés. Clotilde Valter ne souhaite pas de police Municipale :

Lisieux n'est pas Chicago et n'a pas besoin d'un Shérif à la tête d'une police Municipale (Clotilde Valter, Tous Lisieux 2020)

Mais la candidate préfère à la police municipale, la proximité d'un concierge : "Il faut par contre remettre des gardiens dans les immeubles pour faire le relais avec la population." 

Un avis qui n'est pas partagé par ses deux adversaires. Les deux retiennent la création d'une police Municipale.  

Sebastien Leclerc y ajoute la notion "d'environnementale " avec des missions de proximité. "Une police non armée dans un premier temps mais qui disposera d'armes non létales", précise le candidat LR.

Bernard Aubril, au contraire, souhaite créer une police armée : "au même titre que la police nationale ou la gendarmerie dont elle doit être complémentaire."

 

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